Julien COTTIN

 Julien COTTIN

Doctorant
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-Doctorat en géographie (Octobre 2020 - ...). UMR ThéMA, Besançon.

-Master de psychologie sociale et environnementale (2017-2019). Université de Nîmes.

-Licence de psychologie (2014-2017). Université de Bourgogne, Dijon / Université Loránd Eötvös, Budapest.


 

La durabilité des modes d’habiter contemporains est aujourd’hui largement remise en cause par les nombreuses externalités négatives associées à l’étalement urbain et à son corollaire, la dépendance automobile. Si une forme de consensus tend à émerger sur la nécessité de mieux coordonner transport et urbanisme en favorisant la densification et la mixité fonctionnelle, de telles initiatives, se heurtent en partie au choix résidentiel des ménages qui privilégie, pour une part importante d’entre eux, le modèle pavillonnaire prévalant dans les communes périphériques peu denses des agglomérations urbaines. Une lecture de ces dynamiques résidentielles basée sur les théories de la rente foncière et du gradient des prix immobiliers ne suffit pas à expliquer, notamment dans un contexte de renchérissement des coûts de transport, la persistance des dynamiques d’étalement. Celle-ci, outre les facteurs contextuels, est également alimentée par des préférences et aspirations individuelles, socialement construites, qui tendent à valoriser chez certains groupes sociaux le modèle de la maison unifamiliale et la proximité d’aménités vertes. Dans ce contexte, le projet de thèse vise à comprendre le rôle des aménités vertes dans les modes d’habiter urbain, à partir de l’analyse des choix de localisation résidentielle et d’activités de loisir des individus en ville. Pour répondre à cette problématique, trois axes de recherche seront successivement explorés : (i) évaluer le poids de la présence d’aménités vertes dans les préférences résidentielles, (ii) évaluer le poids de l’accessibilité aux espaces verts pour les activités de loisir dans les préférences résidentielles des ménages, (iii) identifier les phénomènes de dissonance et analyser les éventuels effets de compensation entre la possession d’un espace vert privé (jardin/parc) vs l’accessibilité à un espace vert collectif (forêt / parcs).

préférences résidentielles ; mobilités de loisirs ; mobilités résidentielles ; aménités vertes ; modes d'habiter