La conférence se tiendra le lundi 21 novembre à partir de 14h en salle de réunion Théma (Bâtiment D, 3ème étage).

 

Remi Lemoy

Rémi Lemoy

Chercheur post-doctorant à l'Université du Luxembourg

Publications : https://www.researchgate.net/profile/Remi_Lemoy

 

 

Abstract:

In this work we study the profile of land use and population density in European cities with respect to the distance to the city centre. We use the GMES Urban Atlas database, providing a precise description of land use at 5m resolution in the 300 major European urban areas (more than 100.000 inhabitants). We combine this dataset with population density from the Geostat population grid, which covers the whole of European Union with a 1km2 resolution. Population is allocated proportionally to surface and weighted by soil sealing and density classes of the GMES data.

We analyse the evolution with distance to the city centre of population density and of the share of land which is artificial. We analyse the scaling of these curves with respect to city population. We find that land use curves, in particular artificial land uses, tend to scale like the square root of city population. Population curves have roughly exponential shapes, as it has been widely modelled in the literature, although usually not based on land use and soil sealing data. Population curves tend to scale like the city population to a power of roughly 1/3.

These results allow us to propose a simple monocentric description of land use shares and population curves in a representative European city, whose size can be chosen based on the scaling relationships we obtain. This result is especially interesting, and of practical use, for the purpose of calibration and validation of monocentric urban models, that can differentiate (or not) housing from land and include interactions between non-developed and developed land.

Mis à jour : mardi 15 novembre 2016 13:14

La soutenance se tiendra le vendredi 9 décembre à 14h, dans la Salle du Conseil de l’UFR Droit, au rez-de-chaussée du Bâtiment Droit-Lettres de l’Université de Bourgogne, au 4 boulevard Gabriel à Dijon. Cette thèse a été réalisée sous la direction de Thomas Thevenin.

Composition du jury

Corinne BLANQUART, Directrice de recherches, IFSTTAR, Examinatrice

Anne BRETAGNOLLE, Professeur, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, Rapporteur

Valérie FACCHINETTI-MANNONE, Maître de conférences, Université de Bourgogne-Franche-Comté, Examinatrice

Jordi MARTI-HENNEBERG, Professeur, Université de Lleida, Espagne, Rapporteur

Thomas THEVENIN, Professeur, Université de Bourgogne-Franche-Comté, Directeur

Résumé

Les interactions entre transport et territoire sont l’objet d’une littérature scientifique permanente, questionnant les impacts économiques et démographiques d’une nouvelle infrastructure, souvent évoqués à l’échelle d’un projet. L’objectif de la thèse est de réinvestir les composantes de l’interaction par les larges échelles spatiales et temporelles, en posant l’hypothèse que la profondeur temporelle et l’échelle du territoire national sont porteuses de nouvelles explications. Ce travail s’appuie sur la collecte, l’exploitation et l’analyse de la large base de données FRANcE (French RAilway NEtwork), qui recense chaque section du réseau ferroviaire français depuis le début du XIXème siècle et les recensements démographiques. Cette base renferme également les traces de la vitesse, qui constituent une information inédite sur l’ensemble du réseau et qui permet de faire de l’accessibilité une variable décisive dans les explications.

Plutôt que de se concentrer sur l’acquisition de nouvelles données au prix d’une lourde collecte, nous misons sur la construction d’un appareil méthodologique pour étudier les deux sens de l’interaction entre réseau et territoire, qui requiert toutefois une adaptation des dispositifs de structuration des données et d’analyse. La démarche de la thèse consiste en une modélisation croissante du phénomène, de la compréhension et la formalisation des objets jusqu’à la formalisation des données et des analyses, ce qui nécessite le recours à d’autres disciplines. Ce travail utilise le formalisme des graphes pour investiguer les deux sens de la relation. Il aide à étudier l’effet du réseau à partir d’une diversification de la donnée et de sa modélisation pour rendre compte de portées spatiales et temporelles. Il aide à étudier l’impact d’une structure préexistante dans la morphogénèse du réseau ferroviaire français à partir d’un modèle d’évolution endogène, entre diffusion du rail et hiérarchisation des infrastructures. Ce travail vise à mieux comprendre les liens qui unissent réseau et territoire, dont les outils méthodologiques peuvent être appliquées à d’autres réseaux, d’autres temporalités, jusqu’à des problématiques actuelles.

Mis à jour : lundi 14 novembre 2016 14:51

La soutenance aura lieu le 1er décembre à 14h30, à l'UFR SLHS au salon Préclin, situé à l'UFR SLHS, rue Chifflet à Besançon. Cette thèse a été réalisée sous la co-direction de Jean-Christophe Foltête et Céline Clauzel.

Composition du jury

Marc ANTROP, Professeur Émérite, Université de Gand (examinateur)

Jacques BAUDRY, Directeur de Recherche, INRA (examinateur)

Céline CLAUZEL, Maître de conférences, Université Paris-Diderot (co-directrice)

Marianne COHEN, Professeure, Université Paris-Sorbonne, (rapportrice)

Jean-Christophe FOLTÊTE, Professeur, Université de Franche-Comté (directeur)

Thomas HOUET, Chargé de Recherche HDR, CNRS, (rapporteur)

Résumé

Le paysage constitue à la fois un cadre de vie pour les populations humaines et un support du cycle de vie des espèces animales. Les modifications du paysage induites par les dynamiques d'occupation du sol se répercutent sur ces deux dimensions, l'une esthétique et l'autre écologique. Ces logiques étant généralement étudiées dans des champs disciplinaires différents, peu de recherches ont porté sur la manière dont elles s'articulent selon les modifications des structures paysagères. Ce travail cherche donc à modéliser de manière rétrospective la coévolution spatiale des fonctions esthétique et écologique du paysage à partir de métriques spatiales basées sur des données d'occupation du sol. Il se focalise sur les changements intervenus dans les franges urbaines de deux agglomérations françaises (Besançon et Paris) durant les 30 dernières années.

La démarche adoptée a d'abord visé à modéliser, à partir des données d'occupation du sol, (1) les préférences paysagères d'un ensemble d'individus et (2) la connectivité écologique pour un ensemble d'espèces animales. En mobilisant de manière complémentaire des analyses statistiques multivariées et des analyses spatiales, le coeur du travail a ensuite consisté à étudier comment ces deux fonctions ont évolué de manière convergente ou divergente au cours du temps. Les résultats donnent de nouveaux éléments de compréhension des relations entre esthétique et écologie du paysage et amènent à s'interroger sur l'intérêt de la modélisation spatiale pour une gestion du paysage conciliant la préservation du cadre de vie des habitants et la conservation de la biodiversité.

Mis à jour : lundi 14 novembre 2016 10:57