Appel à candidature pour une thèse à l’interface entre géographie et écologie

 

Sujet de la thèse : Evaluer la capacité des formes urbaines au maintien de la biodiversité : approche par la simulation

 

Contexte et objectif 

La thèse se place dans le cadre du projet REFUGE (appel CNRS 80|PRIME) qui concerne la biodiversité au sein des agglomérations urbaines. Elle vise à comparer différentes formes de croissance urbaine selon leur capacité à maintenir des populations animales à long terme. L’hypothèse principale est que sous certaines conditions, la forme de ville fractale a des propriétés avantageuses sur le plan écologique, et que plus globalement, les formes urbaines se différencient selon leur capacité à offrir un cadre viable aux populations animales.
Du point de vue méthodologique, il s’agira de comparer des scénarios différenciés de développement urbain, de façon prospective, et d’évaluer pour chacun l’évolution de la diversité et la structure génétique de plusieurs groupes d’espèces. Cette démarche reposera sur un couplage entre un modèle de simulation de la croissance urbaine dont le paramétrage permettra de produire différentes formes, et un modèle de simulation de flux génétiques mis en oeuvre de façon dynamique, en fonction de l’évolution des usages du sol définie dans le premier modèle. Les cas étudiés seront d’une part des villes théoriques, d’autre part l’agglomération de Lyon.

 illustration ville fractale

 

La thèse sera codirigée par Jean-Christophe Foltête (UMR ThéMA, université de Franche-Comté) et Stéphane Garnier (UMR Biogéosciences, université de Bourgogne). Elle bénéficiera de l’appui scientifique des participants au projet REFUGE : en modélisation spatiale, géomatique et développement informatique à ThéMA et en écologie, génétique des populations et génétique du paysage à Biogéosciences.

 

Date limite de dépôt de candidature : 20 septembre 2019

 

Les candidatures doivent être adressées jusqu’au 20 septembre 2019 par mail (CV si possible détaillé et lettre de motivation) à Jean-Christophe Foltête : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour toute information complémentaire, contacter Jean-Christophe Foltête ou Stéphane Garnier (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Descriptif détaillé et bibliographie indicative : pdf 

 

 

Mis à jour : vendredi 23 août 2019 09:33

Valentine Judge soutient sa thèse intitulée  « Apport de l’apprentissage automatique pour la modélisation et l’analyse des changements d’occupation du sol : Application au développement urbain de la zone frontalière franco-allemande »

 

La soutenance se tiendra à Besançon le mardi 16 juillet à 15h au Salon Préclin (UFR SLHS, 18 rue Chifflet).

 

Cette thèse a été réalisée sous la direction de Jean-Philippe Antoni, Professeur à l’Université de Bourgogne, laboratoire ThéMA et co-encadrée par Olivier Klein, Chargé de recherche, LISER Institute, Luxembourg.

 

Composition du jury

Francisco Escobar, Professeur à l’Université d’Alcala, Espagne (Rapporteur)

Giovanni Fusco, Chargé de recherche HDR au CNRS, France (Rapporteur)

Guy Engelen, Chercheur émérite VITO Institute, Belgique (Examinateur)

Bernhard Köppen, Professeur à l’Université de Koblenz-Landau, Allemagne (Examinateur)

 

Résumé

Le développement urbain apparait distinct selon sa localisation géographique, le contexte socio-économique, politique ou culturel dans lequel il s’ancre. Néanmoins, l’action d’urbaniser s’appuie sur un seul et même principe : construire des bâtiments pour l’habitation et les activités humaines. Par conséquent, l’objectif principal de ce travail de recherche est de déterminer si une part universelle du processus de développement urbain peut se distinguer d’une part spécifique, liée à une localisation géographique. Cette recherche s’intéresse plus précisément aux changements d’occupation du sol sur la zone transfrontalière Franco-Allemande. En effet, le contexte transfrontalier renforce les différences au sein de la zone d’étude. Cependant, l’importance des frontières internes européennes en tant que séparation, a diminué́ parallèlement au renforcement des accords et de la coopération entre les pays membres de l’Union Européenne. Un questionnement sur le caractère éventuellement homogène de cette zone a ̀ travers l’étude des processus de développement urbain à l’œuvre, est donc d’autant plus pertinent. Pour une meilleure compréhension du processus de développement urbain, une méthode spécifique basée sur l’utilisation de l’apprentissage automatique par arbres de décision (AD) a été́ élaborée. Elle vise à générer et calibrer les règles de transition nécessaires a ̀ la simulation par automate cellulaire (AC). L’apprentissage s’appuie sur les caractéristiques d’occupation du sol dans le voisinage des cellules urbanisées entre 1990 et 2006, ainsi que sur les caractéristiques intrinsèques de ces cellules (accessibilité aux pôles urbains majeurs, localisation dans l’un ou l’autre des pays frontaliers). Les résultats obtenus par l’analyse du jeu de règles mettent en évidence une influence de la spécificité́ nationale et de l’occupation du sol initiale dans certaines règles. Cependant, il apparait qu’une part du processus s’affranchit de l’une comme de l’autre des contraintes, tendant ainsi à une plus grande universalité. Une analyse plus détaillée de ces règles permet ensuite de dégager des critères de voisinage et d’accessibilité́ influençant positivement de l’urbanisation de chaque cellule, et de comparer leur importance suivant la nature des règles analysées (françaises, allemandes, transfrontalières). En résumé, l’apport de cette thèse se mesure à trois niveaux : (1) d’un point de vue théorique en proposant d’identifier un degré́ d’universalité́ dans les processus de développement urbain ; (2) d’un point de vue thématique en caractérisant l’influence de la localisation du développement urbain dans une zone frontalière et (3) d’un point de vue méthodologique en développant un modèle sur la base d’un couplage AD – AC qui a permis de générer et calibré automatiquement le modèles utilisé pour simuler le développement urbain dans ce travail de recherche.

 thèse Valentine

Mis à jour : vendredi 12 juillet 2019 06:31

Badra Merrad Benyamina soutient sa thèse intitulée  « Déplacements et mutations spatiales à Alger » à Dijon

 

La soutenance se tiendra le lundi 1er juillet à 14h30 à la MSH de Dijon.

Cette thèse a été réalisée sous la direction de André Larceneux, professeur émérite à l’Université de Bourgogne, laboratoire ThéMA  et co-encadrée par Tahar Baouni, professeur à l’Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme (EPAU-Alger), laboratoire VUDD.

 

Composition du jury

Corinne Blanquart, Directrice de recherche à l'IFSTTAR, département Aménagement, Mobilité, Environnement (Rapporteur)

Marie-Hélene Massot, Professeure à l’université Paris-EST Créteil, LAB’Urba (Rapporteur)

Thomas Thévenin, Professeur à l’université de Bourgogne, Laboratoire ThéMA (Examinateur)

 

Résumé

Alger, ville et port doit son histoire exceptionnelle à son site remarquable sur un éperon rocheux. Mais, cette morphologie s’est révélée contraignante pour la croissance urbaine d’une ville qui prétend aujourd’hui rejoindre le rang de métropole. Au cours de son histoire, les relations entre le port et la ville ont pris de formes multiples souvent compatibles parfois opposées voire contradictoires, inversant les relations de domination. Alger, capitale d’un pays de 40 millions d’habitants a toujours été un laboratoire des politiques urbaines de la période coloniale aux différentes constructions institutionnelles de l’Algérie indépendante, en dépit d’un appareil statistique déficient.  Mais, l’espace algérois est aujourd’hui confronté à des défis de grande ampleur avec une croissance anarchique difficilement contrôlée de sa population, une fragmentation des espaces urbanisés et des contraintes de déplacements difficilement soutenables. 

Si des infrastructures routières et de transports collectifs sont programmés et progressivement réalisés par les Plans successifs, leur articulation avec les zones bâtis et les lotissements construits pour permettre l’éradication des bidonvilles n’apparait pas marquée par une très grande cohérence. De même la localisation des différents équipements collectifs, qui semble plus relever d’opportunités foncières, ajoute à la complexité du tissu urbain. Toutefois, sous cette apparente complexité, apparaissent des logiques urbaines profondes qu’il convient de mettre en évidence et de modéliser.

 alger

Mis à jour : mercredi 26 juin 2019 09:47
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