Ciné débat : Les conquérants des pôles

 

Dans le cadre du cycle de projections-débats avec des chercheurs de l’Université de Franche-Comté, proposé par le laboratoire Chrono-environnement, Eric Bernard et Florian Tolle, géographes et glaciologues au laboratoire ThéMa animeront le débat autour du film « Les conquérants des pôles » réalisé par Emmanuelle Sudre.

 

conquerants des polesRésumé du film : Les pôles, extrémités glacées de la planète sont aussi fascinants qu’inhospitaliers. C’est un monde où règne un froid intense et des vents furieux. Longtemps restés inaccessibles par les hommes, leur conquête a été longue et périlleuse. C’est pourtant grâce à l’obstination des premiers aventuriers qu’ont été faites de nombreuses avancées et que l’exploration géographique a laissé peu à peu place à l’exploration scientifique. Témoins et sentinelles des bouleversements qui sévissent à l’échelle globale, les zones polaires sont des laboratoires naturels majeurs pour l’étude du changement climatique. Elles mobilisent donc la communauté des chercheurs.
Sophie Berger est glaciologue et spécialiste de l’Antarctique. Elle part pour un voyage dans l’espace et dans le temps vers ces zones hostiles avec les éclairages de l’aventurier Jean-Louis Etienne et de Jérôme Chappellaz, directeur de l’Institut polaire français Paul-Emile Victor. De l’Arctique à l’Antarctique commence un périple aux confins du globe et une enquête scientifique sur les traces des conquérants des pôles. 

 

Mardi 21 janvier 2020, 20h au Petit Kursaal, Besançon
Séance gratuite, entrée libre

 

 

 


Mis à jour : vendredi 17 janvier 2020 09:03

Café géo : Ruralité : stop ou encore ?

 

L'AGFC (Association des étudiants de géographie de l'UFC) organise un Café géo sur la ruralité en présence d'Yves Krattinger (Président du Conseil départemental de Haute-Saône) et d'Emmanuel Faivre (Directeur Général des Services, Département de Haute-Saône), auteurs de l’ouvrage "Ruralité : stop ou encore ?", le mardi 21 janvier 2020 à 19h00 à la Brasserie du commerce, 31 rue des granges, Besançon.

 

cafegeo ruralités auteurs

Yves Krattinger est depuis 2001 Président du Conseil départemental de la Haute-Saône (237 000 habitants). Au cours de ses différents mandats locaux et en tant que Sénateur de 2003 à 2014, il s’est spécialisé dans l’organisation et l’action des collectivités territoriales : rapporteur de plusieurs missions sénatoriales, président du comité de pilotage des États généraux de la Démocratie Territoriale en 2012 et hôte du Comité intergouvernemental sur la ruralité en 2015.

 

Emmanuel Faivre est docteur en géographie et en aménagement du territoire de l’Université de Franche-Comté. Il est directeur général des services du Département de la Haute-Saône depuis 2012.

 

 

 

 

Faivre, E., Krattinger, Y. (2019). Ruralité: stop ou encore? Neuilly-sur-Seine : Atlande. (Coup de gueule et engagement) 

La ruralité est-elle condamnée à la sclérose ou emprunterons-nous le chemin de sa renaissance ? A partir d’une introspection issue d’une longue pratique de terrain, les auteurs posent des diagnostics sans concession sans se focaliser uniquement sur les symptômes médiatiques et superficiels. Ils formulent aussi onze propositions concrètes et opérationnelles mobilisables à très court terme pour créer un premier électrochoc visant à préparer un changement plus profond.
Pour les auteurs, "respecter le monde rural, c’est aussi se poser la question de son utilité. C’est définir les prérequis obligatoires pour qu’il soit compétitif. C’est aussi ne pas renoncer à peupler le monde rural, à y investir massivement sans quoi il est condamné. En effet, il n’est pas qu’un coût, qu’une charge. Il doit être considéré comme un investissement d’avenir pour le pays. L’Etat n’a pas fait l’effort de se questionner en ces termes alors même qu’il l’a fait pour les métropoles. Tout le monde s’accorde à dire qu’il ne faut pas opposer urbain et rural mais l’Etat par l’absence de réflexion étayée sur le monde rural nourrit cette opposition. C’est ainsi que le ressentent de plus en plus les acteurs ruraux."
De simples soins palliatifs ne suffiront pas ! il y a urgence à décréter le rôle central de la ruralité dans la cohésion et l’équilibre de notre collectif national. Il y a urgence à lui appliquer une cure de jouvence pour la régénérer afin qu’elle devienne une ruralité moderne, solide et offensive.


Mis à jour : lundi 20 janvier 2020 09:30

Seydou Ba soutient sa thèse intitulée "La problématique de la viabilité et du développement socio-économique des territoires institutionnels à l’épreuve des découpages administratifs au Sénégal"

 

La soutenance se tiendra à Besançon le 16 décembre 2019 à 10h au Salon Préclin, UFR SLHS, 18 rue Chifflet.

Cette thèse a été réalisée sous la direction d'Alexandre Moine, Professeur à l’Université de Franche-Comté, laboratoire ThéMA.

 

Composition du jury

Frédéric Giraut, Professeur, Université de Genève (rapporteur)

Jean-Christophe Gay, Professeur, Université Sophia-Antipolis, Nice (rapporteur)

Stéphanie Lima, Maître de conférence, Géographie, INU Champollion, Albi (examinateur)

Abdourahmane Sene, Maître de conférence, Université Assane Seck de Ziguinchor et Directeur de l’Aménagement du Territoire du ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire, Sénégal (examinateur)

Christian Guinchard, Maître de conférences - HDR, Université de Franche-Comté, EA Lasa, laboratoire de sociologie et d’anthropologie (examinateur)


 

Résumé

L’objet de cette thèse est d’analyser le processus de construction et de délimitation des territoires communaux (communautés rurales et communes) au Sénégal. En effet, les communes au Sénégal, sont les collectivités territoriales de base, dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elles sont créées par décret, qui doit se traduire concrètement par un découpage territorial, c’est-à-dire la matérialisation des limites sur le terrain. Cependant, lors de leur création, si des motifs de proximité et d’efficacité de l’action publique sont mis en avant, leur mise en place ne fait pas toujours l’unanimité au niveau local.

Au cours des premières années 2000, le rythme soutenu des découpages administratifs a entrainé une rapide évolution de l’organisation territoriale et en parallèle le nombre d’acteurs territorialisés. Cette dynamique de recomposition territoriale avait suscité alors un vif débat sur les soubassements des découpages et la pertinence des entités territoriales qui sont créées et leur nombre. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’un certain nombre de conflits entre collectivités territoriales et entre certains acteurs des territoires s’est généralisé à travers tout le pays. Ces conflits concernent directement la limite territoriale.

Depuis 2013, une nouvelle organisation territoriale a été adoptée sans changement majeur si ce n’est, le changement d’appellation des anciennes communautés rurales et l’augmentation du nombre des collectivités territoriales.

Cependant, la création de nouveaux territoires au Sénégal s’accompagne très rarement d’une matérialisation de leurs limites sur le terrain. Ce phénomène entraîne un grand flou autour de la limite et occasionne divers conflits qui entravent la gestion et le développement des collectivités dont le territoire physique reste plus ou moins mal connu.

C’est dans ce contexte que nous nous sommes intéressés au processus de découpages administratifs pour comprendre comment les limites territoriales sont définies et se mettent en place ? Quels rôles elles jouent dans la gestion, l’appropriation, la cohésion et le développement des territoires qu’elles contribuent à créer et dont elles constituent une composante déterminante ? Quelle est l’existence réelle de ces territoires ? Que représentent-elles pour les acteurs ?

C’est à ces préoccupations que cette thèse a tenté de répondre, à travers l’exemple de 5 communes dans la région de Saint-Louis (3 ex-communautés rurales et 2 communes).

Ce travail de recherche a été mené sur la base :

- D’une approche systémique du territoire pour analyser et comprendre le processus complexe de construction des limites et des territoires ;

- D’entretiens semi-directifs auprès des acteurs qui interviennent dans la gestion politique des collectivités locales de la zone d’étude, des élus, des services techniques et des populations. Ces entretiens ont été complétés par diverses données (des projets de décret, des procès-verbaux de délibérations, des textes de loi, des plans locaux de développement, protocole d’accord etc.) et l’usage de cartes mentales.

Une place essentielle est accordée au discours dans cette recherche. Car nous considérons qu’il constitue un moyen important qui permet d’éclairer les représentations des acteurs de leur territoire et leurs limites. Les entretiens dont la majorité a été effectués en langues locales (peul ou wolof), ont été enregistrés et retranscrits fidèlement à chaque fois que cela été possible.

Pour traiter et analyser le matériel collecté nous avons eu recours à une méthode d’analyse empirique de contenu (analyse de contenu thématique) combinant une approche qualitative et une approche quantitative.

L’interprétation des résultats a permis d’identifier :

- Différentes échelles de référence spatiale pour chaque catégorie d’acteur ;

- Les conditions de création de certaines communes ;

- Les acteurs impliqués et leurs rôles dans le processus ;

- Leur niveau d’appropriation par des territoires communaux.

Des recommandations ont été formulées compte tenu de tous ces éléments.

 

Ba découpage sénégal

Mis à jour : mercredi 27 novembre 2019 10:51
Strony internetowe