Paysage & Cadre de vie / Paysage et réseaux écologiques

Depuis plusieurs années, les expériences menées dans le domaine de l’écologie du paysage ont permis à l’équipe de développer des compétences méthodologiques sur l’usage des métriques paysagères. Ce travail, qui a porté plus particulièrement sur les notions de connectivité et de distance paysagère, est à l’origine d’un positionnement méthodologique récent sur la caractérisation de la connectivité fonctionnelle par les graphes paysagers. Ces méthodes permettent de modéliser des aspects fonctionnels et peuvent donner lieu à un transfert vers les milieux professionnels concernés par la question des réseaux (trames vertes et bleues). Elles sont appliquées d’une part pour aborder certains phénomènes de diffusions biologiques, d’autre part pour étudier les impacts écologiques de l’artificialisation des sols.

 

Conséquences écologiques de l’artificialisation des sols

Dans le contexte de la densification des réseaux de transport et de l’étalement urbain, une question importante est l’évaluation des externalités négatives occasionnées par ce2012 GDR MAGISétte artificialisation des sols sur l’habitat de certaines espèces animales, en particulier sur leur connectivité fonctionnelle. Un premier volet concerne l’impact des grandes infrastructures de transport sur la connectivité des habitats faunistiques (programmes Graphab 1 et Graphab 2). Un second volet, en collaboration avec l'équipe "Mobilités, villes et transport", vise à comparer la modification des réseaux écologiques en fonction de différentes formes d'étalement urbain. 

 

 

Réseaux paysagers et phénomènes de diffusion biologique

Dans la lutte contre des phénomènes de diffusion biologique (pullulations animales, transmission parasitaire par exemple), l’analyse du paysage peut apporter une contribution intéressante, lorsque les vecteurs de diffusion d2012 CAMPAGRAPHEépendent de certains éléments paysagers. L’identification des réseaux de propagation constitue alors un enjeu important. Il s’agit d’appliquer les méthodes des graphes paysagers pour modéliser la notion de connectivité et améliorer la connaissance des modes de diffusion de ces phénomènes. Un des principaux résultats attendus est l’identification précise des canaux de diffusion et des configurations spatiales qui occasionnent des effets de barrière. Cet apport de connaissance permettra de guider les décideurs dans la mise en place d’aménagements paysagers susceptibles de limiter les phénomènes de diffusion biologique en question. Les travaux sont menés en collaboration avec l’UMR 6249 Chrono-Environnement au sein du programme Campagraphe.

 


Mis à jour : dimanche 22 décembre 2013 10:59