Poursuite d'études

Poursuite d'études à Besançon

La Licence réalisée à l'Université de Franche-Comté prépare à tout type de Master de Géographie en France ou à l'étranger ; le parcours de Licence Géographie et Aménagement est particulièrement adapté à la poursuite en Master Information Spatiale et Aménagement (ISA) proposé au sein de l'Université de Franche-Comté.

Ce Master ISA forme des spécialistes en Aménagement et Urbanisme. Il comporte un apprentissage méthodologique orienté vers l'usage des SIG, compétence recherchée au sein des organismes d'aménagement et d'urbanisme. Insister sur ces aspects favorise l'insertion professionnelle des étudiants.

 

Poursuite d'études ailleurs en France...

Parmi nos étudiants, quelques-uns se dirigent chaque année vers d'autres masters en France, pour trouver des spécialités différentes ou complémentaires de celle proposée à Besançon.

... ou à l'étranger

D'autres encore partent à l'étranger dans le cadre du programme Erasmus qui permet de bénéficier d'une année d'étude dans un pays européen de son choix. De même, le Crepuc permet d'aller étudier au Québec. Ces échanges sont souvent réalisés durant la seconde ou troisième année de licence, mais ils peuvent aussi se faire durant le master. Ils donnent aux étudiants une année d'étude équivalente à celle qu'il ferait en France et une expérience enrichissante des pays qu'ils découvrent.

 

D'anciens étudiants témoignent (clic sur la photo pour faire apparaître les témoignages)

Adrien Parrad

 

 

PARRAD Adrien, 23 ans

Je suis actuellement en master 1 d’urbanisme (stratégie, projets, maîtrise d’ouvrage) à l’institut d’aménagement, de tourisme et d’urbanisme de Bordeaux, rattaché à l’université Bordeaux Montaigne à Pessac.

 
Quel est votre parcours de formation ? Pourquoi avoir fait ces choix ?

Après avoir obtenu un bac S « sciences de l’ingénieur » j’ai fait une première année en prépa maths sup dans le but de travailler en tant qu’ingénieur dans l’urbanisme ; le fonctionnement de la prépa ne m’a pas convenu. J’ai donc choisi de me réorienter, mon choix s’est porté sur la licence en géographie -aménagement et urbanisme- de Besançon du fait de la transversalité des cours, permettant de comprendre une partie du fonctionnement du monde et étant parallèlement ciblés en aménagement. Acquérir des connaissances en démographie, géopolitique, sur la géographie des pays m’intéressait d’un point de vue personnel. La partie aménagement et urbanisme m’attirait particulièrement d’un point de vue professionnel, cette branche étant celle dans laquelle je souhaite travailler. Après avoir obtenu ma licence, j’ai choisi de m’orienter sur un master professionnel en urbanisme apportant des connaissances techniques et méthodologiques ciblées dans ce domaine (lors de la licence les projets portant sur l’urbanisme ont été ceux qui m’ont le plus captivé).

Avec le recul quel regard portez-vous sur la formation de Licence suivie à Besançon ?

La formation de Besançon est complète, elle aborde sous plusieurs angles la géographie et l’aménagement avec comme support le laboratoire ThéMA. Cette licence me parait être généraliste, avec un « axe » développé de façon plus pointue : les systèmes d’informations géographiques. De multiples projets dans divers domaines gravitent autour de SIG. Avec du recul, c’est cette approche cartésienne et quantitative de la licence qui ressort : elle donne des bases que toutes les licences n’ont pas, et une précision dans les raisonnements à avoir.

Quelles en étaient les qualités par rapport à la formation suivie par la suite ?

Mon master en urbanisme donne des compétences supplémentaires dans l’élaboration des documents d’urbanisme, le fonctionnement des collectivités, le rapport aux élus, le montage financier d’opération d’aménagement qui ne sont pas étudiées en licence à Besançon.
Certains éléments sont communs à la licence et au master : les données statistiques, les mobilités, ...
L’approche quantitative est cependant moins marquée, les cours de SIG ne sont prévus qu’en master 2.
Un point qui dénote entre ma licence et mon master : des professionnels assurent plus de 50% des cours et ateliers en master. Cela est positif à ce stade d’étude car permet de commencer à s’immerger dans le monde professionnel.
La licence de Besançon et le master que j’effectue se complètent bien pour mon projet professionnel.

Quelles en étaient les limites ?

Je pense que l’approche du « droit de l’urbanisme » (SCoT, PLU) en licence 2 est un peu prématurée. Le cours en L3 sur la géographie est trop important en contenu et n’apporte pas du point de vue d’un parcours professionnel, mais plutôt pour celui de la recherche.
Les cours liés au laboratoire sont intéressants car on se projette dans leur « utilité » sur le terrain.
Sinon le parcours est complet. Il manque éventuellement un stage de 1 à 2 mois qui ne soit pas mis en parallèle du mini-mémoire : il faudrait faire un stage + un mini-mémoire et non pas l’un ou l’autre.

Enfin des rencontres d’une demi-journée par professionnel sont souhaitables en 1er semestre de L3 : avoir une explication de leurs fonctions et leur poser des questions sur les compétences à avoir, leur avancement, leurs parcours. Cela a été fait en L2 mais une seule demi-journée et avec des groupes de professionnels.

Quels sont vos projets professionnels à l’issue de votre cursus ?

Je souhaiterais travailler dans un bureau d’étude en réhabilitation et rénovation urbaine ou dans la prospection foncière.

Quels conseils donneriez-vous à d'autres étudiants pour leur cursus universitaire ?

Ne pas hésiter à aller voir des professionnels dans divers domaines d’étude afin de connaître les diverses approches et corps de métiers.

 

Cécile Millet

 MILLET Cécile, 22 ans

Actuellement je commence ma deuxième année de master en Gestion des Catastrophes et des Risques Naturels (GCRN) à l’université Paul-Valéry de Montpellier (UM3).

Quel est votre parcours de formation ? Pourquoi avoir fait ces choix ?

A la sortie du lycée je ne savais pas vraiment vers quelle profession m’orienter, d’autant que je n’étais pas prête à m’insérer rapidement dans le monde professionnel. De ce constat j’ai opté pour un cursus à la faculté, lequel permet selon moi d’acquérir un corpus riche et complet de connaissances théoriques voire pratiques. Mon choix s’est finalement porté sur la licence en Géographie - Aménagement du territoire proposée à Besançon principalement en raison du large panel de thématiques et de disciplines qui y sont enseignées (acquisition et traitement de données, compréhension des dynamiques sociétales et naturelles, stratégies de développement et d’aménagement, environnement et développement durable...). Outre la pluralité des disciplines proposées, un des critères décisifs de ce choix d’orientation a été le fait que l’ensemble de ces enseignements traitent de problématiques d’actualité à l’image par exemple du changement climatique, un paramètre non négligeable concernant les débouchés que peut offrir cette formation.

Avec le recul quel regard portez-vous sur la formation de Licence suivie à Besançon ?

De manière générale cette licence me semble complète. En effet, elle permet d’aborder facilement l’ensemble des poursuites professionnelles existant dans le domaine de la géographie et de l’aménagement du territoire, ce qui n’est pas forcément le cas de toutes les formations similaires, d’après certains étudiants rencontrés cette année. Outre le large corpus de connaissances qu’elle permet d’acquérir, cette licence nous invite très tôt à travailler sur des projets professionnels complets, exigeant un travail rigoureux de recherche, d’analyse et de rédaction. Dans ce contexte, les capacités à travailler en groupe et à présenter oralement des études devant un public professionnel sont également développées. L’ensemble de ces compétences s’est pour ma part avéré plus qu’utile lors de la réalisation et de la présentation de mon mémoire d’étude lors de ma première année de master à Montpellier. En effet, la réalisation d’un mémoire d’étude est un exercice proposé dès la licence 3 à Besançon.

Quelles en étaient les qualités par rapport à la formation suivie par la suite ?

L’atout premier de cette licence est selon moi la disponibilité de l’ensemble des étudiants plus âgés (étudiants de master, doctorants) ainsi que des enseignants chercheurs. En effet, étudiants comme professeurs ont volontiers pris le temps à plusieurs reprises de me guider dans la réalisation de projets par exemple. Incontestablement cette ambiance de travail a contribué à amplifier mon intérêt à l’égard des disciplines enseignées dans le cadre de cette formation. Une ambiance de travail que je n’ai aujourd’hui pas encore retrouvée à l’université de Montpellier.

Le second élément que j’ai pu constater est la qualité des enseignements de SIG et plus globalement de traitement de données, proposés dès la première année de licence à Besançon. Les cours de SIG proposés à Montpellier en première année de master reprennent globalement, et ce pendant un semestre, les bases des logiciels utilisés à Besançon en L1 et L2. Pour ma part et grâce aux enseignements que j’ai pu recevoir à Besançon j’ai pu appliquer certaines de ces connaissances à la réalisation de mon mémoire d’étude. Il faut d’autant plus souligner que la maîtrise de ces outils est aujourd’hui très recherchée dans le milieu professionnel.

Quelles en étaient les limites ?

Le principal élément qui m’a manqué pour aborder sereinement mon master en gestion des catastrophes et des risques naturels a été mes quelques lacunes concernant la géophysique, très étudiée à l’université de Montpellier. Dans la gestion des risques il est important de comprendre les mécanismes à l’origine de potentiels aléas. Si des cours y sont consacrés à Besançon en 1ère année de licence, ils n’étaient peut-être pas suffisants au regard de la poursuite de mon cursus universitaire. La géographie des risques n’y est quant à elle que très brièvement abordée, ce qui reste regrettable selon moi, qui suis sensible à cette thématique.

Je rejoins également Adrien Parrad dans l’idée d’avoir un peu plus de contact avec les professionnels. Si nous avons travaillé sur divers projets proches de réelles attentes professionnelles, une immersion dans le monde professionnel serait souhaitable, que ce soit dans le cadre de stages ou encore de multiples rencontres avec des professionnels de l’aménagement.

Quels sont vos projets professionnels à l’issue de votre cursus ?

Ayant réalisé un mémoire d’étude en première année de master, mes premières expériences relèvent davantage du domaine de la recherche. Via un stage au deuxième semestre du master 2 j’espère pouvoir mieux me positionner quant à la poursuite de mon cursus. Qu’il s’agisse d’un projet de recherche ou d’une insertion dans telle ou telle collectivité territoriale ou bureau d’étude, je suis plutôt intéressée par l’élaboration de planifications relatives aux risques (ex : Plan de Prévention des Risques).

Quels conseils donneriez-vous à d'autres étudiants pour leur cursus universitaire ?

Comme Adrien l’a suggéré, avoir quelques échanges avec des professionnels est un excellent conseil. Cela permet de se détacher de l’aspect encore relativement théorique de la licence et de mieux cerner la diversité de métiers auxquels cette licence peut nous préparer.

 


photo Justinebis1

 

DE SEDE MARCEAU Justine, 23 ans.

Je suis, depuis Juin 2016, diplômée de l’Institut de Géographie Alpine (Universités Grenoble Alpes) en Ingénierie du Développement Territorial (Master 2) à Grenoble.

 

Quel est votre parcours de formation ? Pourquoi avoir fait ces choix ?

La géographie et notamment les sujets qui se rattachent à l’Environnement et à l’Humain m’ont toujours intéressés. J’ai été amené à me poser des questions sur la Nature qui nous entoure, l’impact de l’Homme sur cette dernière et comment mieux la protéger. C’est donc assez naturellement que j’ai choisi, après un bac ES, de m’orienter vers une Licence en « Géographie et Aménagement du Territoire » à l’UFC. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, la géographie en faculté étant assez différente de celle enseignée au lycée et pouvant paraître couvrir de vastes thématiques. De la climatologie à l’urbanisme en passant par les SIG (grande spécialité à l’université de Franche-Comté) et la complexité territoriale, il est vrai que l’enseignement est large mais je n’ai pas été déçue. Le panel de cours proposés par l’UFC laisse libre choix à chaque étudiant de se constituer un bagage solide avant de se spécialiser.

Avec le recul quel regard portez-vous sur la formation de Licence suivie à Besançon ?

Comme je l’ai mentionné précédemment, la formation de Licence suivie à Besançon est large mais précise. Il ne s’agit pas de balayer les thématiques importantes de la géographie (écologie, géopolitique, aménagement, urbanisme etc.) mais bien de préparer l’étudiant à faire le meilleur choix pour son master et donc son avenir professionnel. Avec des enseignants-chercheurs attentifs, il m’a été plus facile de trouver ce qui me plaisait, à savoir les systèmes territoriaux et la complexité (vaste sujet encore peu connu et très peu enseigné d’ailleurs !).

Quels en étaient les principaux atouts par rapport à la formation suivie par la suite ?

Je suis arrivée à Grenoble pour un Master 1, Sciences du Territoire-Aide à la Décision-Environnement (maintenant GEOIDES) avec des connaissances solides en SIG. Cette 1ère année de Master permettait aux étudiants de se former aux métiers de l’environnement physique (climatologie, hydrologie, étude des risques etc.). La connaissance d’ArcGIS m’a permis de me familiariser assez rapidement avec la version Opensource qu’est QGIS (très largement utilisé par les collectivités actuellement) ainsi que toutes les bases en géophysique dispensées à l’UFC. Néanmoins et à mon plus grand regret je n’ai pas pu retrouver et poursuivre ma formation sur la complexité territoriale (hormis à titre personnel) et la géographie physique « pure et dure » ne me correspondait pas. C’est dans ce contexte que j’ai décidé de changer de master pour ma deuxième année, après un stage très enrichissant au sein d’EDF, mais ne correspondant pas à ma formation de M1. Je me suis ainsi orientée vers l’Ingénierie du Développement Territorial, se rapprochant plus de mes compétences en relation Homme/Environnement, planification territoriale et notamment complexité territoriale !

Quelles en étaient les principales limites ?

Je pense qu’une approche plus « professionnelle » serait un vrai plus pour confronter les étudiants à la réalité du marché du travail d’aujourd’hui. Organiser des « Ateliers professionnels » avec des anciens étudiants entrés dans le monde du travail m’aurait beaucoup intéressé en Licence. Concernant les TD, il aurait été intéressant de faire réaliser par des groupes d’étudiants des travaux très professionnels sur la base d’une réponse à Appel d’Offre fictive ou en partenariat avec un organisme de recherche ou une collectivité (ce que nous avons pu faire en M2). Par ailleurs, je pense que des nouvelles formes de métiers émergent, je pense notamment au management environnemental, éco-conseillé... il serait également intéressant de proposer à des professionnels de venir parler de ces métiers de demain !

Quels sont vos projets professionnels à l’issue de votre cursus ?

Je suis actuellement diplômée niveau bac+5. Après des stages à EDF et GRDF, j’envisage plusieurs pistes. Je cherche un emploi dans le domaine de l’énergie en tant que manager environnemental ou chargée de mission développement durable mais j’ai aussi l’ambition de créer une micro-entreprise d’éco-conseil aux entreprises, collectivités, particuliers. Le monde de la géographie est vaste et l’offre tant à augmenter.

Quels conseils donneriez-vous à d'autres étudiants pour leur cursus universitaire ?

Les premières années en géographie sont une véritable ouverture sur la compréhension du monde d’aujourd’hui. Réchauffement climatique, problèmes concernant la géopolitique des ressources, aménagement durable des territoires tant urbains que ruraux... tous ces sujets sont très actuels et reflètent la nécessité d’y apporter des réponses concrètes et opérationnelles. C’est là toute l’ambition que peut avoir un étudiant en géographie, comprendre les problématiques actuelles pour répondre aux enjeux de demain ! C’est pour moi un véritable moteur de me dire que je peux apporter « ma pierre à l’édifice ». Pendant les années de Licence, il ne faut pas se disperser, se décourager par ces multitudes de thématiques abordées. Certains cours ne vous intéresseront pas, c’est normal, cela ne veut pas dire que la géographie n’est pas faite pour vous. Appuyer vous sur vos forces, spécialisez-vous dans ce que vous aimez, renseignez-vous auprès de personnes référentes. Les enseignants-chercheurs ne sont pas là que pour vous donner des cours, ils peuvent vous aider à vous orienter. Les anciens étudiants peuvent aussi vous aider, vous raconter leur parcours, leur questionnements quand ils étaient en licence.