Ressources et aménités paysagères Soutenances

Christophe Mimeur soutient sa thèse intitulée « Les traces de la vitesse entre réseau et territoire, Approche géohistorique de la croissance du réseau ferroviaire français » le 9 décembre 2016 à Dijon

La soutenance se tiendra le vendredi 9 décembre à 14h, dans la Salle du Conseil de l’UFR Droit, au rez-de-chaussée du Bâtiment Droit-Lettres de l’Université de Bourgogne, au 4 boulevard Gabriel à Dijon. Cette thèse a été réalisée sous la direction de Thomas Thevenin.

Composition du jury

Corinne BLANQUART, Directrice de recherches, IFSTTAR, Examinatrice

Anne BRETAGNOLLE, Professeur, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, Rapporteur

Valérie FACCHINETTI-MANNONE, Maître de conférences, Université de Bourgogne-Franche-Comté, Examinatrice

Jordi MARTI-HENNEBERG, Professeur, Université de Lleida, Espagne, Rapporteur

Thomas THEVENIN, Professeur, Université de Bourgogne-Franche-Comté, Directeur

Résumé

Les interactions entre transport et territoire sont l’objet d’une littérature scientifique permanente, questionnant les impacts économiques et démographiques d’une nouvelle infrastructure, souvent évoqués à l’échelle d’un projet. L’objectif de la thèse est de réinvestir les composantes de l’interaction par les larges échelles spatiales et temporelles, en posant l’hypothèse que la profondeur temporelle et l’échelle du territoire national sont porteuses de nouvelles explications. Ce travail s’appuie sur la collecte, l’exploitation et l’analyse de la large base de données FRANcE (French RAilway NEtwork), qui recense chaque section du réseau ferroviaire français depuis le début du XIXème siècle et les recensements démographiques. Cette base renferme également les traces de la vitesse, qui constituent une information inédite sur l’ensemble du réseau et qui permet de faire de l’accessibilité une variable décisive dans les explications.

Plutôt que de se concentrer sur l’acquisition de nouvelles données au prix d’une lourde collecte, nous misons sur la construction d’un appareil méthodologique pour étudier les deux sens de l’interaction entre réseau et territoire, qui requiert toutefois une adaptation des dispositifs de structuration des données et d’analyse. La démarche de la thèse consiste en une modélisation croissante du phénomène, de la compréhension et la formalisation des objets jusqu’à la formalisation des données et des analyses, ce qui nécessite le recours à d’autres disciplines. Ce travail utilise le formalisme des graphes pour investiguer les deux sens de la relation. Il aide à étudier l’effet du réseau à partir d’une diversification de la donnée et de sa modélisation pour rendre compte de portées spatiales et temporelles. Il aide à étudier l’impact d’une structure préexistante dans la morphogénèse du réseau ferroviaire français à partir d’un modèle d’évolution endogène, entre diffusion du rail et hiérarchisation des infrastructures. Ce travail vise à mieux comprendre les liens qui unissent réseau et territoire, dont les outils méthodologiques peuvent être appliquées à d’autres réseaux, d’autres temporalités, jusqu’à des problématiques actuelles.

Mis à jour : lundi 14 novembre 2016 14:51

Yohan Sahraoui soutient sa thèse intitulée « Le paysage, entre esthétique et écologie. Modélisation rétrospective à partir de changements d'occupation du sol » le 1er décembre 2016 à Besançon

La soutenance aura lieu le 1er décembre à 14h30, à l'UFR SLHS au salon Préclin, situé à l'UFR SLHS, rue Chifflet à Besançon. Cette thèse a été réalisée sous la co-direction de Jean-Christophe Foltête et Céline Clauzel.

Composition du jury

Marc ANTROP, Professeur Émérite, Université de Gand (examinateur)

Jacques BAUDRY, Directeur de Recherche, INRA (examinateur)

Céline CLAUZEL, Maître de conférences, Université Paris-Diderot (co-directrice)

Marianne COHEN, Professeure, Université Paris-Sorbonne, (rapportrice)

Jean-Christophe FOLTÊTE, Professeur, Université de Franche-Comté (directeur)

Thomas HOUET, Chargé de Recherche HDR, CNRS, (rapporteur)

Résumé

Le paysage constitue à la fois un cadre de vie pour les populations humaines et un support du cycle de vie des espèces animales. Les modifications du paysage induites par les dynamiques d'occupation du sol se répercutent sur ces deux dimensions, l'une esthétique et l'autre écologique. Ces logiques étant généralement étudiées dans des champs disciplinaires différents, peu de recherches ont porté sur la manière dont elles s'articulent selon les modifications des structures paysagères. Ce travail cherche donc à modéliser de manière rétrospective la coévolution spatiale des fonctions esthétique et écologique du paysage à partir de métriques spatiales basées sur des données d'occupation du sol. Il se focalise sur les changements intervenus dans les franges urbaines de deux agglomérations françaises (Besançon et Paris) durant les 30 dernières années.

La démarche adoptée a d'abord visé à modéliser, à partir des données d'occupation du sol, (1) les préférences paysagères d'un ensemble d'individus et (2) la connectivité écologique pour un ensemble d'espèces animales. En mobilisant de manière complémentaire des analyses statistiques multivariées et des analyses spatiales, le coeur du travail a ensuite consisté à étudier comment ces deux fonctions ont évolué de manière convergente ou divergente au cours du temps. Les résultats donnent de nouveaux éléments de compréhension des relations entre esthétique et écologie du paysage et amènent à s'interroger sur l'intérêt de la modélisation spatiale pour une gestion du paysage conciliant la préservation du cadre de vie des habitants et la conservation de la biodiversité.

Mis à jour : lundi 14 novembre 2016 10:57

Justin Emery soutient sa thèse intitulée « La ville sous électrodes : de la mesure à l’évaluation de la pollution atmosphérique automobile. Vers une simulation multi-agents du trafic routier en milieu urbain » le 17 novembre 2016 à Dijon

La soutenance aura lieu à 14h dans la salle des thèses se situant au RDC de la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon (6 esplanade Erasme, à Dijon). Cette thèse a été réalisée sous la co-direction de Thomas Thévenin et Nadège Martiny.

Composition du jury

BADARIOTTI Dominique, Professeur, Université de Strasbourg (Rapporteur)

JOSSELIN Didier, Directeur de recherches CNRS, ESPACE (Examinateur)

MARILLEAU Nicolas, Ingénieur de recherches IRD-UMMISCO, UPMC (Co-encadrant)

MARTINY Nadège, Maître de conférences, Université de Bourgogne-Franche-Comté (Co-directrice)

SANDERS Lena, Directrice de recherches CNRS, Géographie-Cités (Rapporteur)

THEVENIN Thomas, Professeur, Université de Bourgogne-Franche-Comté (Directeur)

Résumé

A partir des enquêtes, le trafic n’est pas une donnée, mais il est plutôt construit à partir d’hypothèses portant sur les relations entre des origines et des destinations. Plus proche de la mesure, il apparait alors intéressant de partir de données de comptages issues de capteurs urbains en vue de reconstruire un trafic routier sur un ensemble de tronçons routiers plus important. Notre postulat de départ part de ce constat. L’insertion de ces données d’observations pour la mesure du trafic routier fournit l’opportunité d’expérimenter les potentiels d’exploitations des capteurs pour estimer les niveaux de Pollution Atmosphérique Automobile (PAA) à l’échelle intraurbaine. Cependant, il est alors nécessaire d’en modifier la nature de la mesure en vue d’extraire une information sur la circulation routière, ce qui n’a pu être envisagé qu’à travers la construction d’un modèle de simulation multi-agents. D’une manière plus générale, en partant de la donnée, c’est une démarche de construction de la connaissance sur les émissions de PAA qui est abordée tout au long de ce travail.

La mise en œuvre de la démarche de modélisation SCAUP (Simulation multi-agents à partir de Capteurs Urbains pour la Pollution atmosphérique automobile) a été réalisée en trois temps : 1. En se focalisant sur les dispositifs de quantification du trafic routier à travers les capteurs urbains ; 2. En proposant une démarche de modélisation et de simulation de ces données pour le trafic routier ; 3. En se rattachant aux référentiels nationaux utilisés par les AASQA pour le calcul des émissions de PAA. L’ensemble se lie et s’intègre au sein d’une matrice technique qui constitue la colonne vertébrale de ce manuscrit à travers trois dispositifs interdépendants : la quantification, la modélisation et l’évaluation. Ce travail s’inscrit dans une démarche expérimentale de simulation du trafic routier pour le calcul des émissions de PAA. Parrainé par l’AASQA locale ATMOSF’AIR BOURGOGNE, il s’inscrit aussi dans une optique de recherche appliquée en appui de ces organismes en charge de la surveillance de la qualité de l’air. A l’heure où le big data entre dans de nouveaux questionnements quant aux capacités des chercheurs à en extraire une connaissance, nous proposons une démarche géographique en vue de replacer la donnée au centre d’une démarche de simulation originale du trafic routier (data-driven).

Mis à jour : jeudi 20 octobre 2016 12:09