Paysage & Cadre de vie / Paysage et changement climatique

L’Arctique reste un terrain de prédilection important pour l’UMR ThéMA, qui héberge le GDR 3042 « Mutations polaires : environnement et sociétés » renouvelé en 2011. Les recherches menées sur le milieu arctique ont pour objet la relation entre des processus géophysiques et le changement climatique contemporain, qui affecte particulièrement les régions polaires. Il s’agit de mesurer l’impact du changement climatique sur :

 

Les dynamiques glaciaires, hydrologiques et du permafrost

Les glaciers ont été l’objet d’un suivi dans le progr2005-Lovenvectoamme ANR Sensor-FLOWS axé sur l’étude hydrologique et hydrochimique du bassin versant du glacier Loven-Est (Spitsberg, 79°N). Les résultats ont montré combien les bilans glaciaires et hydrologiques étaient importants mais qu’il restait des parts d’ombre sur trois points extrêmement réactifs aux variations climatiques, généralement peu pris en compte dans les études glaciologiques : la dynamique du manteau neigeux, la dynamique du permafrost sur les pentes et au front du glacier, la dynamique des écoulements intra- et sous-glaciaires. Les projets Cryo-Sensors et Prism qui font suite ont pour ambition d’étudier les trois composantes (neige, glacier et pergélisol) de la cryosphère d’un bassin versant glaciaire, polaire et continental dans un contexte de réchauffement climatique au Spitsberg.

 

Les distributions végétales

Après des études à échelle locale en Baie du Roi (Nord-Ouest du Spitsberg) qui ont montré la covariation élevée des plantes et du climat, les travaux actuels portent sur l’ensemble de l’archipel. Une méthode d'extrapolation est mise en place pour estimer le champ thermique continu de la température sur l'ensemble de l'archipel. La confrontation des résultats avec l'extension spatiale d'une centaine d'espèces de plantes permet d'évaluer la qualité du modèle obtenu. Une attention particulière sera donnée aux espèces thermophiles, indicatrices du changement climatique. A titre comparatif, une troisième étude porte sur la vulnérabilité de la forêt jurassienne face au changement climatique. Cette étude est inscrite dans un programme FEADER (Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural) et est menée en partenariat avec le Parc naturel régional du Haut-Jura, l’ONF et l’INRA.

 


Mis à jour : jeudi 23 janvier 2014 17:02