Vincent Hely soutient sa thèse intitulée « Evaluation synthétique de la durabilité des territoires. Forces et faiblesses de la modélisation dans le processus de décision » le 22 novembre 2017 à Besançon.

La soutenance se tiendra le mercredi 22 Novembre 2017 à 14 heures au salon Préclin (18, rue Chifflet, UFR SLHS). Cette thèse a été réalisée sous la direction de Jean-Philippe Antoni.

Composition du jury

Alain L'HOSTIS, Chargé de Recherche Institut Français des Sciences et de Technologies des Transports de l'Aménagement et des Réseaux (Ifsttar), Rapporteur

Jean-Pierre NICOLAS Chargé de recherche LAET / ENTPE Université de Lyon, Rapporteur

Pierre FRANKHAUSER Professeur des universités Université Bourgogne Franche-Comté, Examinateur

Damien VERRY Chef de projet CEREMA, Examinateur

Résumé

Ce travail de thèse s'inscrit autour des enjeux visant à évaluer les impacts des décisions d'aménagement à l'aune des impératifs de développement durable. Au delà du flou se dégageant souvent de ce concept, il s'agit ici de conduire une réflexion sur un meilleur équilibre à trouver entre les trois sphères généralement identifiées comme piliers du développement durable : l'économique, le social et l'environnemental. L’objectif s’inscrit dans la réflexion suivante : comment évaluer les impacts des politiques d’aménagement dans chacune de ces trois sphères, et quelles conclusions en tirer ? Il s'agit ici d'apporter des éléments de réponse en évaluant la performance des territoires étudiés dans ces trois sphères du développement durable. Pour cela, le travail s'appuie sur les sorties des modèles de simulation (ici, le modèle MobiSim développé au sein du laboratoire ThéMA) et la production d'indicateurs synthétiques permettant une analyse et une évaluation lisible de l'espace. La combinaison de ces indicateurs synthétiques permet de visualiser et d'analyser la durabilité du territoire étudié et d'en déduire les mesures appropriées à mettre en oeuvre en vue d'assurer une politique de développement durable. Il s'agit ainsi de mettre en perspective la méthodologie et les résultats obtenus dans une vision globale, cherchant à établir par l'équilibre entre les trois sphères une harmonie qui permette de satisfaire aux objectifs d'une politique guidée par les impératifs liés au concept de développement durable hérités du rapport Bruntland. Une approche critique de ce concept et une analyse des jeux d'acteurs d'un territoire sont ici conduits de manière à pouvoir implémenter les travaux de recherche scientifique au sein d'un processus de décision. L'enjeu est ainsi de permettre aux résultats des travaux de recherche basés sur les outils de modélisation de pouvoir trouver une issue plus concrète et plus opérationnelle.

Mis à jour : vendredi 10 novembre 2017 15:13

Christophe Mimeur soutient sa thèse intitulée « Les traces de la vitesse entre réseau et territoire, Approche géohistorique de la croissance du réseau ferroviaire français » le 9 décembre 2016 à Dijon

La soutenance se tiendra le vendredi 9 décembre à 14h, dans la Salle du Conseil de l’UFR Droit, au rez-de-chaussée du Bâtiment Droit-Lettres de l’Université de Bourgogne, au 4 boulevard Gabriel à Dijon. Cette thèse a été réalisée sous la direction de Thomas Thevenin.

Composition du jury

Corinne BLANQUART, Directrice de recherches, IFSTTAR, Examinatrice

Anne BRETAGNOLLE, Professeur, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, Rapporteur

Valérie FACCHINETTI-MANNONE, Maître de conférences, Université de Bourgogne-Franche-Comté, Examinatrice

Jordi MARTI-HENNEBERG, Professeur, Université de Lleida, Espagne, Rapporteur

Thomas THEVENIN, Professeur, Université de Bourgogne-Franche-Comté, Directeur

Résumé

Les interactions entre transport et territoire sont l’objet d’une littérature scientifique permanente, questionnant les impacts économiques et démographiques d’une nouvelle infrastructure, souvent évoqués à l’échelle d’un projet. L’objectif de la thèse est de réinvestir les composantes de l’interaction par les larges échelles spatiales et temporelles, en posant l’hypothèse que la profondeur temporelle et l’échelle du territoire national sont porteuses de nouvelles explications. Ce travail s’appuie sur la collecte, l’exploitation et l’analyse de la large base de données FRANcE (French RAilway NEtwork), qui recense chaque section du réseau ferroviaire français depuis le début du XIXème siècle et les recensements démographiques. Cette base renferme également les traces de la vitesse, qui constituent une information inédite sur l’ensemble du réseau et qui permet de faire de l’accessibilité une variable décisive dans les explications.

Plutôt que de se concentrer sur l’acquisition de nouvelles données au prix d’une lourde collecte, nous misons sur la construction d’un appareil méthodologique pour étudier les deux sens de l’interaction entre réseau et territoire, qui requiert toutefois une adaptation des dispositifs de structuration des données et d’analyse. La démarche de la thèse consiste en une modélisation croissante du phénomène, de la compréhension et la formalisation des objets jusqu’à la formalisation des données et des analyses, ce qui nécessite le recours à d’autres disciplines. Ce travail utilise le formalisme des graphes pour investiguer les deux sens de la relation. Il aide à étudier l’effet du réseau à partir d’une diversification de la donnée et de sa modélisation pour rendre compte de portées spatiales et temporelles. Il aide à étudier l’impact d’une structure préexistante dans la morphogénèse du réseau ferroviaire français à partir d’un modèle d’évolution endogène, entre diffusion du rail et hiérarchisation des infrastructures. Ce travail vise à mieux comprendre les liens qui unissent réseau et territoire, dont les outils méthodologiques peuvent être appliquées à d’autres réseaux, d’autres temporalités, jusqu’à des problématiques actuelles.

Mis à jour : mardi 30 mai 2017 13:27

Yohan Sahraoui soutient sa thèse intitulée « Le paysage, entre esthétique et écologie. Modélisation rétrospective à partir de changements d'occupation du sol » le 1er décembre 2016 à Besançon

La soutenance aura lieu le 1er décembre à 14h30, à l'UFR SLHS au salon Préclin, situé à l'UFR SLHS, rue Chifflet à Besançon. Cette thèse a été réalisée sous la co-direction de Jean-Christophe Foltête et Céline Clauzel.

Composition du jury

Marc ANTROP, Professeur Émérite, Université de Gand (examinateur)

Jacques BAUDRY, Directeur de Recherche, INRA (examinateur)

Céline CLAUZEL, Maître de conférences, Université Paris-Diderot (co-directrice)

Marianne COHEN, Professeure, Université Paris-Sorbonne, (rapportrice)

Jean-Christophe FOLTÊTE, Professeur, Université de Franche-Comté (directeur)

Thomas HOUET, Chargé de Recherche HDR, CNRS, (rapporteur)

Résumé

Le paysage constitue à la fois un cadre de vie pour les populations humaines et un support du cycle de vie des espèces animales. Les modifications du paysage induites par les dynamiques d'occupation du sol se répercutent sur ces deux dimensions, l'une esthétique et l'autre écologique. Ces logiques étant généralement étudiées dans des champs disciplinaires différents, peu de recherches ont porté sur la manière dont elles s'articulent selon les modifications des structures paysagères. Ce travail cherche donc à modéliser de manière rétrospective la coévolution spatiale des fonctions esthétique et écologique du paysage à partir de métriques spatiales basées sur des données d'occupation du sol. Il se focalise sur les changements intervenus dans les franges urbaines de deux agglomérations françaises (Besançon et Paris) durant les 30 dernières années.

La démarche adoptée a d'abord visé à modéliser, à partir des données d'occupation du sol, (1) les préférences paysagères d'un ensemble d'individus et (2) la connectivité écologique pour un ensemble d'espèces animales. En mobilisant de manière complémentaire des analyses statistiques multivariées et des analyses spatiales, le coeur du travail a ensuite consisté à étudier comment ces deux fonctions ont évolué de manière convergente ou divergente au cours du temps. Les résultats donnent de nouveaux éléments de compréhension des relations entre esthétique et écologie du paysage et amènent à s'interroger sur l'intérêt de la modélisation spatiale pour une gestion du paysage conciliant la préservation du cadre de vie des habitants et la conservation de la biodiversité.

Mis à jour : mardi 30 mai 2017 13:28
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