Paysage et mouvement - De l’écologie aux déplacements urbains : éléments pour une identification des paysages préférentiels, mémoire d’habilitation à diriger des recherches, soutenu le 13 décembre 2006, à Besançon.

Lieu de la soutenance : salle Préclin, UFR SLHS, 12, rue Chifflet, 25 000 BesançonJC-actu

  1. : 14 h

Composition du jury :

  • Thierry Brossard, Directeur de Recherche au CNRS, Besançon, Directeur
  • Joël Charre, Professeur à l’université d’Avignon et des Pays du Vaucluse, Examinateur
  • Pierre Frankhauser, Professeur à l’université de Franche-Comté, Rapporteur et président
  • Patrick Giraudoux, Professeur à l’université de Franche-Comté, Examinateur
  • Jean-Pierre Marchand, Professeur à l’université de Rennes II, Rapporteur
  • Christiane Weber, Directeur de Recherche au CNRS, Strasbourg, Rapporteur

Paysage et mouvement - De l’écologie aux déplacements urbains : éléments pour une identification des paysages préférentiels 

Résumé du mémoire d’habilitation à diriger des recherches

Les travaux présentés portent sur le thème des relations entre les déplacements d’individus et les structures paysagères qui constituent leur environnement. Partant de l’hypothèse que ces structures jouent un rôle sur certains caractères des mouvements (vitesse, direction, itinéraire...), deux sujets principaux ont été abordés : 1) l’étude de la propagation des campagnols terrestres dans les prairies de Franche-Comté ; 2) l’analyse des déplacements piétonniers en milieu urbain dans les villes de Lille et Besançon.

Dans le premier chapitre, la caractérisation des structures paysagères est abordée à plusieurs niveaux : identification d’objets paysagers à partir des données de télédétection, usage et limite des indices paysagers, mesure de la connectivité paysagère dans le cas d’un espace discrétisé, application des analyses radiales pour explorer les niveaux d’échelle spatiale.

Le deuxième chapitre est dédié aux différentes formes de modélisation des données de mouvement. Il s’agit d’abord des déplacements de marcheurs abordés à un niveau agrégé, mis en parallèle avec plusieurs indices d’accessibilité spatiale ; les modèles de choix discret sont ensuite appliqués aux trajets individuels. Ensuite, les mouvements de masse résultant de la diffusion des campagnols sont analysés dans leur complexité spatio-temporelle (modèles de réaction-diffusion, modèles de cinétique) ou de façon diachronique (reconstitution de flux, vecteurs de vitesse).

Dans le troisième chapitre, les acquis méthodologiques précédents sont utilisés pour préciser le rôle du paysage sur les mouvements. Les déplacements pédestres, concentrés dans les centres urbains par un simple effet structurel, sont favorisés par l’ambiance urbaine des rues commerçantes, par le dégagement visuel des places ; le rôle des éléments végétaux y est secondaire, n’apparaissant significatif que dans un contexte très minéral. Par ailleurs, la diffusion des campagnols terrestres est favorisée à l’échelle régionale par l’importance des surfaces prairiales. Localement, les structures bocagères freinent considérablement la première phase d’invasion ; toutefois, il semble que les surfaces boisées puissent être empruntées en phase de saturation démographique.

Enfin, une prise de recul avec l’ensemble des travaux effectués conduit à proposer un cadre d’analyse générique de l’usage de l’espace par des individus, dans la perspective d’une identification des préférences paysagères.

Mot-clés : déplacement, paysage visible, indice paysager, configuration spatiale, accessibilité, trajet, itinéraire, préférence, propagation, piéton, campagnol.

 

 


Mis à jour : mardi 11 février 2014 15:14