Thibaut Vairet soutient sa thèse : Sensibilité d'un modèle de climat à la forme urbaine. Application sur Dijon Métropole

 

La soutenance se tiendra à Dijon le 14 décembre à 10h. photo Vairet Thibaut 1

 

Cette thèse a été réalisée sous la co-direction de Thomas Thévenin (ThéMA) et Yves Richard (Biogéoscience-CRC), tous deux Professeurs des universités à l'Université de Bourgogne.

 

La soutenance pourra être suivie en ligne en vous connectant sur : http://desktop.visio.renater.fr/scopia?ID=727610***8300&autojoin

Code d'accès : 8300 (terminer par #)

 

Composition du jury

Thomas Houet, Directeur de recherche CNRS, LETG, Rennes, Rapporteur

Valéry Masson, Directeur de recherche, GMME/VILLE, CNRM Toulouse, Rapporteur

Olivier Cantat, Maître de conférences, LETG Caen, Examinateur

Anne Ruas, Ingénieure de recherche HDR, IFFSTAR Marne-la-Vallée, Examinatrice

Léna Sanders, Directrice de recherche CNRS, Géographie-Cité Paris 1, Examinatrice

 

Résumé

Dans cette thèse, le milieu urbain est considéré comme un système complexe, situé au carrefour de deux dimensions aux temporalités différentes et multiples : le climat et la société. Le climat urbain est le fruit de la rencontre entre une des expressions les plus abouties de notre société, la ville, et le climat. Le climat urbain est une modification du climat, provoquée par la présence d’une ville qui peut se résumer par la notion d’Îlot de Chaleur Urbain (ICU). Dans un contexte global de changement climatique combinant adaptation, atténuation et croissance urbaine, l’ICU tend à s’amplifier. Ses impacts sanitaires sur les populations deviennent préoccupants. Ce travail se situe dans une optique d’amélioration des connaissances de l’impact de la forme urbaine et de la croissance urbaine sur l’intensité de l’ICU à travers la mise en place d’une méthode permettant d’intégrer le climat urbain dans les processus décisionnels. Pour ce faire, une approche “modèle-dépendante” est adoptée. Cinq scénarios de croissance urbaine reposent sur un nombre de logements identiques mais correspondent à des Local Climate Zones différentes (Logements individuels groupés - LCZ 9, Logements individuels en bandes - LCZ 6, Collectifs peu denses - LCZ 3, Collectifs - LCZ 2, Collectifs denses - LCZ 4). Ceux-ci sont élaborés, à l’horizon 2050, en fonction des données d’entrées des modèles de croissance (MUP-City) et de climat urbain (Meso-NH/TEB). Afin d’évaluer la capacité de Meso-NH/TEB à reproduire les températures sur Dijon Métropole, une simulation de contrôle, portant sur la ville actuelle, est préalablement confrontée aux données du réseau MUSTARDijon pour la période caniculaire du 22 au 26 Juillet 2018. La comparaison des résultats avec le réseau in situ MUSTARDijon montre que les températures simulées sont spatialement et temporellement cohérentes avec les observations. Le cycle diurne est correctement modélisé ainsi que les milieux urbains et ruraux. Un biais important est présent les nuits en milieu rural où les températures restent élevées, limitant l’intensité de l’ICU simulé. Les températures simulées des cinq scénarios sont, temporellement cohérentes, les maximums et minimums de températures coïncident avec la simulation de contrôle. Comparées à la simulation de contrôle, pour les journées (12h à 18h), les zones scénarisées avec les LCZs 3 et 2 présentent des températures plus chaudes que les zones scénarisées avec les LCZs 9 et 6. Les scénarios pour lesquels le pourcentage de bâti est le plus faible présentent des augmentations de températures les moins importantes. Enfin, il semblerait que construire, quelle que soit la forme urbaine, en périphérie des zones bâties déjà existantes, impacte peu la température de celles-ci.

 


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