La soutenance aura lieu à 13h30 au 18 rue Chifflet, à l'Université de Franche-Comté. Cette thèse a été réalisée sous la co-direction de Cécile Tannier, Philippe Gerber et Pierre Frankhauser.

Composition du jury

Jean-Philippe Antoni, Professeur de géographie, université de Bourgogne, examinateur.

Yves Crozet, Professeur émérite à Sciences Po Lyon (IEP Lyon), Rapporteur de la thèse.

Eric Charmes, Directeur de recherche en urbanisme et aménagement, Université de Lyon, Rapporteur de la thèse.

Pierre Frankhauser, Professeur de géographie, Université de Franche-Comté, directeur de la thèse.

Cyrille Genre-Grandpierre, Maître de conférences HDR en géographie, Université d'Avignon et des pays de Vaucluse, examinateur.

Philippe Gerber, Chargé de recherches au LISER (Luxembourg Institute of Socio-Economic Research), co-directeur de thèse.

Cécile Tannier, Chargée de recherche au CNRS, co-directrice de la thèse.

Résumé de la thèse

Au Luxembourg, les pratiques de mobilité quotidienne des frontaliers et des résidents engendrent une forte dépendance à l’automobile. Ce processus favorise l’étalement urbain alors même que le pays a pour objectif de répondre à une demande en logements conséquente tout en limitant la consommation foncière. Dans ce contexte, l’objectif central de cette thèse est de donner de nouveaux éclairages sur la relation entre les formes du développement résidentiel et les mobilités quotidiennes qui y sont associées. Pour y parvenir, une démarche normative d’aménagement a été adoptée. Celle-ci consiste à proposer de nouvelles normes d’aménagement, en fonction d’un objectif donné. Des règles quantitatives sont les instruments de mise en application des normes.

L’application d’une telle démarche normative se fait en trois étapes dans la thèse : i) la conception de scénarios de développement résidentiel à l’horizon 2030. L’introduction d’une règle d’urbanisation fractale permet la simulation de formes de développement résidentiel réalistes ; ii) la simulation des scénarios de développement résidentiel, à l’aide de la plateforme de simulation MUP-City et iii) l’évaluation des configurations spatiales simulées en termes d’accessibilité spatiale aux aménités rurales et urbaines (calculs SIG), et de durabilité des comportements de mobilité quotidienne (simulations au moyen de la plateforme MobiSim).

Dans la plupart des scénarios, l’accessibilité spatiale à un large panel d’aménités (commerces, services, espaces verts et de loisirs, stations de transports en commun) est améliorée par rapport à la situation initiale observée en 2010. Les données de simulation des mobilités quotidiennes, par la prise en compte des comportements individuels des agents dans le modèle, confirment l’intérêt des scénarios simulés. La part modale de la voiture, qui est de 70% en 2010, diminue en effet dans tous les scénarios. Elle atteint 58% en 2030 pour l’un des scénarios. Parallèlement, les distances et le budget temps accordés à la marche à pied augmentent fortement.

Les résultats de ce travail de thèse montrent l’intérêt d’une démarche normative appliquée aux questions d’aménagement du territoire, notamment en ce qui concerne le développement résidentiel. Les résultats soulignent également l’intérêt d’une modélisation fractale des formes urbaines, tant au niveau local (quartier, commune) que global (région urbaine).

Mots-clés : aménagement, planification, mobilité quotidienne, formes urbaines, et simulations spatiales


Mis à jour : mercredi 25 novembre 2015 08:52