Camille Chanard soutient une thèse de géographie le 12 décembre 2011 à Besançon, UFR SLHS, salon Préclin. La thèse est réalisée sous la direction de Marie-Hélène de Sède-Marceau

Territoire et énergie : politiques, échelons d'intervention et instruments pour la mobilisation des acteurs, la connaissance et l'action locale

Membres du jury

Michel Bussi, professeur, université de Rouen, rapporteur
Corinne Larrue, professeure, université de Tours, rapporteur
Jocelyne Cuche, responsable, Conseil Régional de Franche-Comté
Marie-Hélène de Sède-Marceau, professeure, université de Franche-Comté, directrice de thèse
Michel Fournier, directeur à l'aménagement du territoire, Conseil Régional de Franche-Comté
Dominique Fourtune, expert, ADEME
Paul-Marie Guinchard, directeur régional Franche-Comté, ADEME
Loïc Ravenel, maître de conférences HDR, université de Franche-Comté

Résumé de la thèse

La thèse est consacrée aux politiques énergétiques mises en place par les autorités locales, plus particulièrement au niveau régional. Dans un contexte de remise en question des systèmes énergétiques basés sur les énergies fossiles, les échelons locaux ont un rôle de plus en plus important à jouer. En effet, la complexité des systèmes énergétiques impose d'agir au plus près des consommateurs pour adapter la distribution aux besoins et usages et pour maintenir l'équité d'accès. En parallèle, les contraintes environnementales et la préoccupation d'une exploitation raisonnée des ressources disponibles nécessitent une connaissance fine des territoires et de leurs potentialités énergétiques. La problématique est d'autant plus complexe qu'elle s'inscrit dans un référentiel spatio-temporel complexe où s'imbriquent le local et le global, le court et le long terme. Dans ce contexte, les autorités locales, pour lesquelles par ailleurs la thématique énergétique est une préoccupation relativement récente, du moins sous sa formulation actuelle, ont encore du mal à en cerner les contours et à identifier l'ensemble des éléments qui la composent. L'enjeu essentiel de notre recherche est alors de démêler la complexité des systèmes énergétiques territoriaux dans leur structure et dans leur fonctionnement afin de mettre en évidence des leviers institutionnels pouvant être actionnés au niveau local dans le cadre de politiques énergétiques.

La première partie de la thèse s'intéresse au lien existant entre fonctionnement du territoire et consommations énergétiques et montre l'intérêt spécifique de la géographie et de l'approche territoriale pour traiter de la question énergétique, tant du point de vue de l'aménagement que de la mobilisation des acteurs locaux. La deuxième partie est consacrée à l'identification des instruments mobilisables et actions réalisables par les autorités locales pour maîtriser les consommations et développer les énergies renouvelables. À partir de ces constats, la troisième partie traite plus spécifiquement de l'échelon régional. L'étude des Schémas régionaux du climat de l'air et de l'énergie (SRCAE) et des Observatoires régionaux de l'énergie montre l'intérêt de ce niveau d'échelle qui peut, par sa position d'interface entre local et global, contribuer efficacement à l'amélioration de la connaissance des territoires pour la mise en place d'actions coordonnées entre les acteurs et l'élaboration de politiques réellement adaptées à leurs spécificités.

Mots-clés : politique énergétique, acteurs locaux, collectivités territoriales, approche territoriale, instruments de politique publique, mobilisation des acteurs, connaissance du territoire.


Mis à jour : lundi 9 décembre 2013 20:23