Maxime Colomb soutient sa thèse intitulée « Simulation de formes réalistes de développement résidentiel, de l'échelle du bâtiment à celle d'une région urbaine »

 

La soutenance se tiendra le vendredi 27 septembre 2019 à l’Université Paris-Est, en salle K0 à l’IGN, 73 avenue de Paris, à Saint Mandé.

 

Cette thèse a été réalisée sous la direction de Julien Perret, Directeur de Recherche du Développement Durable, IGN/LaSTIG – ENSG et de Cécile Tannier, Directrice de Recherche CNRS, laboratoire ThéMA et encadrée par Mickaël Brasebin, Dr., Ingénieur des Travaux Cartographiques d’État, IGN/LaSTIG – ENSG

 

Composition du jury

Cyrille Genre-Grandpierre, Professeur des Universités, Université d’Avignon - UMR Espace (Rapporteur)

Jacques Teller, Professeur, Université de Liège, Belgique (Rapporteur)

Hélène Houot, Maître de conférence, Université de Franche-Comté - UMR ThéMA (Examinatrice)

Florent Le Néchet, Maître de conférences, Université Paris-Est - UMR LVMT (Examinateur)
 

 

Résumé

L’étalement des agglomérations urbaines est un processus très critiqué pour de nombreuses raisons. Les dynamiques du développement résidentiel, principal facteur de cet étalement, sont très complexes car elles résultent de l’interaction de plusieurs sous-systèmes. De nombreuses lois et règlements sont supposés contrôler la construction des bâtiments afin de limiter les impacts négatifs de l’urbanisation. Il est toutefois difficile d’anticiper l’effet d’un tel corpus réglementaire. Sa nature multi-échelle, liée aux différents niveaux de réglementation, aux différentes thématiques réglementées et aux différentes parties mettant en œuvre ces règlements compliquent la prévision de leurs effets et des configurations spatiales qu’ils contribuent à créer.

Nous proposons ici un modèle de simulation du développement résidentiel d’une agglomération urbaine. Il produit des configurations réalistes à partir d’une modélisation fine du territoire en respectant les orientations, les objectifs et les contraintes provenant des documents de planification et d’urbanisme. Pour ce faire, nous élaborons un couplage de deux modèles de simulation spatiale pré-existants. Ce couplage, nommé ArtiScales, procède d’une manière descendante en simulant la forme du développement résidentiel de l’ensemble de la zone d’étude, en sélectionnant des parcelles constructibles et en simulant le potentiel de construction de chaque emplacement. ArtiScales intègre le modèle MUP-City, qui permet de sélectionner des emplacements intéressants à urbaniser en fonction de la configuration bâtie de la zone d'étude et de divers points d’intérêt (réseaux de transports, commerces, services, etc.). Nous avons ensuite développé un modèle de gestion parcellaire, afin de sélectionner les parcelles existantes intéressantes à urbaniser et de les recomposer au besoin des scénarios et des situations particulières (densification, opérations spéciales).  Nous utilisons enfin le modèle SimPLU3D afin de simuler la constructibilité de chaque parcelle. Ce modèle génère des configurations bâties en trois dimensions respectant les contraintes réglementaires provenant du Plan Local de l’Urbanisme (PLU). Nous concentrons l’analyse des résultats du couplage ArtiScales sur l’estimation de la création de logements et sa concordance avec les objectifs définis dans le Programme Local de l’Habitat, ainsi que sur la densité de logements par hectare et sa concordance avec les objectifs définis dans le Schéma de Cohérence Territoriale.

Les modèles de simulation spatiale sont sujets à une forte variabilité pouvant mettre en cause la fiabilité des résultats de simulation. Le modèle MUP-City étant particulièrement soumis à cette variabilité, nous menons une analyse complète de ses résultats de simulation afin de caractériser les paramètres à l'origine de cette variabilité et comment elle se traduit en termes de formes produites.
Nous distinguons deux types de variations : celles provoquées par les paramètres scénaristiques, permettant de simuler différentes formes de développement résidentiel, et celles issues des paramètres techniques internes au modèle, permettant de proposer des variantes à ces scénarios. La variabilité entre les variantes de scénarios d’ArtiScales est comparée avec la variabilité dans l’étude des résultats de MUP-City afin de constater si le couplage de modèle la résorbe ou l’amplifie.

Le modèle ArtiScales (https://github.com/ArtiScales/ArtiScales) est disponible sous une licence ouverte et peut être utilisé pour de nombreuses applications. Un ensemble de simulations représentant différents scénarios ont été expérimentées sur le territoire du Grand Besançon (est de la France).  Les simulations réalisées permettent de représenter un potentiel de développement résidentiel se conformant à toutes les réglementations en vigueur.  Nous proposons également des simulations modifiant le zonage autorisant ou non la construction.

 

Mis à jour : mercredi 11 septembre 2019 13:09

Valentine Judge soutient sa thèse intitulée  « Apport de l’apprentissage automatique pour la modélisation et l’analyse des changements d’occupation du sol : Application au développement urbain de la zone frontalière franco-allemande »

 

La soutenance se tiendra à Besançon le mardi 16 juillet à 15h au Salon Préclin (UFR SLHS, 18 rue Chifflet).

 

Cette thèse a été réalisée sous la direction de Jean-Philippe Antoni, Professeur à l’Université de Bourgogne, laboratoire ThéMA et co-encadrée par Olivier Klein, Chargé de recherche, LISER Institute, Luxembourg.

 

Composition du jury

Francisco Escobar, Professeur à l’Université d’Alcala, Espagne (Rapporteur)

Giovanni Fusco, Chargé de recherche HDR au CNRS, France (Rapporteur)

Guy Engelen, Chercheur émérite VITO Institute, Belgique (Examinateur)

Bernhard Köppen, Professeur à l’Université de Koblenz-Landau, Allemagne (Examinateur)

 

Résumé

Le développement urbain apparait distinct selon sa localisation géographique, le contexte socio-économique, politique ou culturel dans lequel il s’ancre. Néanmoins, l’action d’urbaniser s’appuie sur un seul et même principe : construire des bâtiments pour l’habitation et les activités humaines. Par conséquent, l’objectif principal de ce travail de recherche est de déterminer si une part universelle du processus de développement urbain peut se distinguer d’une part spécifique, liée à une localisation géographique. Cette recherche s’intéresse plus précisément aux changements d’occupation du sol sur la zone transfrontalière Franco-Allemande. En effet, le contexte transfrontalier renforce les différences au sein de la zone d’étude. Cependant, l’importance des frontières internes européennes en tant que séparation, a diminué́ parallèlement au renforcement des accords et de la coopération entre les pays membres de l’Union Européenne. Un questionnement sur le caractère éventuellement homogène de cette zone a ̀ travers l’étude des processus de développement urbain à l’œuvre, est donc d’autant plus pertinent. Pour une meilleure compréhension du processus de développement urbain, une méthode spécifique basée sur l’utilisation de l’apprentissage automatique par arbres de décision (AD) a été́ élaborée. Elle vise à générer et calibrer les règles de transition nécessaires a ̀ la simulation par automate cellulaire (AC). L’apprentissage s’appuie sur les caractéristiques d’occupation du sol dans le voisinage des cellules urbanisées entre 1990 et 2006, ainsi que sur les caractéristiques intrinsèques de ces cellules (accessibilité aux pôles urbains majeurs, localisation dans l’un ou l’autre des pays frontaliers). Les résultats obtenus par l’analyse du jeu de règles mettent en évidence une influence de la spécificité́ nationale et de l’occupation du sol initiale dans certaines règles. Cependant, il apparait qu’une part du processus s’affranchit de l’une comme de l’autre des contraintes, tendant ainsi à une plus grande universalité. Une analyse plus détaillée de ces règles permet ensuite de dégager des critères de voisinage et d’accessibilité́ influençant positivement de l’urbanisation de chaque cellule, et de comparer leur importance suivant la nature des règles analysées (françaises, allemandes, transfrontalières). En résumé, l’apport de cette thèse se mesure à trois niveaux : (1) d’un point de vue théorique en proposant d’identifier un degré́ d’universalité́ dans les processus de développement urbain ; (2) d’un point de vue thématique en caractérisant l’influence de la localisation du développement urbain dans une zone frontalière et (3) d’un point de vue méthodologique en développant un modèle sur la base d’un couplage AD – AC qui a permis de générer et calibré automatiquement le modèles utilisé pour simuler le développement urbain dans ce travail de recherche.

 thèse Valentine

Mis à jour : vendredi 12 juillet 2019 06:31

Badra Merrad Benyamina soutient sa thèse intitulée  « Déplacements et mutations spatiales à Alger » à Dijon

 

La soutenance se tiendra le lundi 1er juillet à 14h30 à la MSH de Dijon.

Cette thèse a été réalisée sous la direction de André Larceneux, professeur émérite à l’Université de Bourgogne, laboratoire ThéMA  et co-encadrée par Tahar Baouni, professeur à l’Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme (EPAU-Alger), laboratoire VUDD.

 

Composition du jury

Corinne Blanquart, Directrice de recherche à l'IFSTTAR, département Aménagement, Mobilité, Environnement (Rapporteur)

Marie-Hélene Massot, Professeure à l’université Paris-EST Créteil, LAB’Urba (Rapporteur)

Thomas Thévenin, Professeur à l’université de Bourgogne, Laboratoire ThéMA (Examinateur)

 

Résumé

Alger, ville et port doit son histoire exceptionnelle à son site remarquable sur un éperon rocheux. Mais, cette morphologie s’est révélée contraignante pour la croissance urbaine d’une ville qui prétend aujourd’hui rejoindre le rang de métropole. Au cours de son histoire, les relations entre le port et la ville ont pris de formes multiples souvent compatibles parfois opposées voire contradictoires, inversant les relations de domination. Alger, capitale d’un pays de 40 millions d’habitants a toujours été un laboratoire des politiques urbaines de la période coloniale aux différentes constructions institutionnelles de l’Algérie indépendante, en dépit d’un appareil statistique déficient.  Mais, l’espace algérois est aujourd’hui confronté à des défis de grande ampleur avec une croissance anarchique difficilement contrôlée de sa population, une fragmentation des espaces urbanisés et des contraintes de déplacements difficilement soutenables. 

Si des infrastructures routières et de transports collectifs sont programmés et progressivement réalisés par les Plans successifs, leur articulation avec les zones bâtis et les lotissements construits pour permettre l’éradication des bidonvilles n’apparait pas marquée par une très grande cohérence. De même la localisation des différents équipements collectifs, qui semble plus relever d’opportunités foncières, ajoute à la complexité du tissu urbain. Toutefois, sous cette apparente complexité, apparaissent des logiques urbaines profondes qu’il convient de mettre en évidence et de modéliser.

 alger

Mis à jour : mercredi 26 juin 2019 09:47
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