Un travail de recherche interdisciplinaire entre urbanisme et sciences du langage publié dans la revue Urban Studies

 

Thomas Buhler (ThéMA) et Virgnie Lethier (ELLIADD) ont utilisé la textométrie pour analyser l'évolution des discours contenus dans les PDU entre 2000 et 2015.

Depuis plusieurs décennies, les villes françaises, comme beaucoup d'autres dans le monde, publient de manière régulière des documents de planification urbaine dans lesquels sont exprimées leurs stratégies pour les 5, 10 voire 15 années à venir sur une thématique particulière (transport, réglementation des usages du sol, logement etc.). Débuté il y a deux ans, un travail interdisciplinaire entre les laboratoires ThéMA et ELLIADD porte précisément sur l'analyse des discours présents dans ces documents, en s'appuyant sur une méthode reproductible d'analyse de données textuelles : la textométrie. Cette méthode systématique vise à dépasser certains verrous méthodologiques et techniques présents dans le champ d'analyse des discours des politiques urbaines, qui s'appuie souvent sur des méthodes interprétatives faiblement explicitées ou reproductibles.

 

Buhler, T., & Lethier, V. (2019). Analysing urban policy discourses using textometry: An application to French urban transport plans (2000–2015). Urban Studies. https://doi.org/10.1177/0042098019873824

 

Figure Urban studies Buhler

Transition discursive dominante pour les PDUs

 

 

Mis à jour : mercredi 30 octobre 2019 08:34

Un article paru dans NATURE Scientific reports : Huge decrease of frost frequency in the Mont-Blanc Massif under climate change

 

Benjamin Pohl, Daniel Joly, Julien Pergaud, Jean-François Buonchristiani, Paul Soare & Alexandre Berger, Nature Scientific reports volume 9, Article number : 4919 (2019)

https://www.nature.com/articles/s41598-019-41398-5#Abs1           

                

L’étude, coécrite avec 5 membres du laboratoire Biogéoscience de Dijon, a été conduite dans le cadre de l’ANR « VIP-Mont-Blanc » et concerne le réchauffement climatique et ses conséquences sur le massif du Mont Blanc. Elle se base sur les températures simulées par 13 modèles utilisés dans la définition des scénarios climatologiques du GIEC. Ces données à résolution spatiale grossière, un point tous les 100 à 200 km, sont en revanche extrêmement fines dans le temps : une valeur quotidienne de température minimale et maximale de l’année 1850 à 2100, en tout 55 000 jours ! L’algorithme développé par l’équipe de Bourgogne Franche-Comté vise à réduire l’imprécision spatiale de ces données par réduction d’échelle ou « downscaling ». Au final, après conjugaison des approches physiques et géographiques, on obtient des données climatiques à très haute résolution spatio-temporelle : 200 m sur tout le Massif du Mont-Blanc pour les 55 000 jours, chacune des 13 simulations et selon deux scénarios, l’un optimiste, l’autre pessimiste.

Jusqu’au milieu du XXème siècle, l’étude montre peu de différences entre les scénarios mais dans la seconde moitié tout explose. Selon le scenario le plus pessimiste, il faut s’attendre à un jour sur trois de dégel au sommet du Mont Blanc en été avec le risque de déstabilisation des parois rocheuses et d’écroulement que cela implique sur tout le massif. L’hiver n’est pas plus réjouissant avec guère de neige en fond de vallée. 

 

Mont Blanc JC

                               Massif du Mont-Blanc depuis le plateau du Brévent ; photo Jean-Christophe Foltête

Mis à jour : lundi 8 avril 2019 13:18

Pixscape, le logiciel dédié à la modélisation du paysage, est publié dans la revue « Transactions in GIS ».

Cet outil rassemble et actualise le savoir-faire du laboratoire ThéMA en matière de modélisation de la visibilité. A partir de cartes numériques décrivant le relief et l’occupation du sol, Pixscape permet d’effectuer une analyse complète du paysage visible potentiellement, en calculant un ensemble de métriques paysagères originales, englobant la composition, la configuration et la géométrie du contenu visible. Par rapport aux analyses de bassins de visibilité classiquement calculées par les SIG, Pixscape offre la possibilité de procéder à des analyses tangentielles, contribuant à un meilleur réalisme des résultats. Enfin, pour accélérer les calculs, le logiciel intègre un processus multi-échelle en fonction de la distance, qui dans le même temps se réfère aux capacités de la vision humaine.

Yohan Sahraoui, Gilles Vuidel, Daniel Joly, Jean-Christophe Foltête. Integrated GIS software for computing landscape visibility metrics. Transactions in GIS, Wiley, 2018

DOI : 10.1111/tgis.12457

Site web de Pixscape 

pixscape

Mis à jour : vendredi 31 août 2018 13:09
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