Une synthèse bibliographique sur les graphes paysagers publiée dans Landscape Ecology

 

Le groupe de travail « Graphab » réunissant des membres de ThéMA et plusieurs collègues impliqués dans les recherches sur les réseaux écologiques a réalisé une synthèse bibliographique sur les méthodes de couplage entre les graphes paysagers et les données biologiques. Ces données biologiques sont par exemple les relevés de présence, d’abondance ou de diversité des espèces. Elles peuvent aussi correspondre à des traces GPS ou des profils génétiques.

A partir d’un corpus d’articles publiés dans des revues internationales, l’analyse souligne une forte opposition entre :

- les études à visée cognitive, dans lesquelles les données biologiques de terrain sont utilisées pour tester l’hypothèse du rôle de la connectivité paysagère sur les « réponses » biologique ;

- les études à visée opérationnelle, où les données biologiques sont directement intégrées dans les graphes paysagers, le plus souvent par le biais de modèles de distribution d’espèces.

L’ensemble des résultats obtenus aboutit à formuler des recommandations aux utilisateurs des graphes paysagers. Ce travail constitue la première publication à l’issue des séminaires du groupe « Graphab ».

Lien pour consulter l’article : https://link.springer.com/article/10.1007%2Fs10980-020-00998-7

 

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Mis à jour : lundi 6 avril 2020 09:59

Un travail de recherche interdisciplinaire entre urbanisme et sciences du langage publié dans la revue Urban Studies

 

Thomas Buhler (ThéMA) et Virgnie Lethier (ELLIADD) ont utilisé la textométrie pour analyser l'évolution des discours contenus dans les PDU entre 2000 et 2015.

Depuis plusieurs décennies, les villes françaises, comme beaucoup d'autres dans le monde, publient de manière régulière des documents de planification urbaine dans lesquels sont exprimées leurs stratégies pour les 5, 10 voire 15 années à venir sur une thématique particulière (transport, réglementation des usages du sol, logement etc.). Débuté il y a deux ans, un travail interdisciplinaire entre les laboratoires ThéMA et ELLIADD porte précisément sur l'analyse des discours présents dans ces documents, en s'appuyant sur une méthode reproductible d'analyse de données textuelles : la textométrie. Cette méthode systématique vise à dépasser certains verrous méthodologiques et techniques présents dans le champ d'analyse des discours des politiques urbaines, qui s'appuie souvent sur des méthodes interprétatives faiblement explicitées ou reproductibles.

 

Buhler, T., & Lethier, V. (2019). Analysing urban policy discourses using textometry: An application to French urban transport plans (2000–2015). Urban Studies. https://doi.org/10.1177/0042098019873824

 

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Transition discursive dominante pour les PDUs

 

 

Mis à jour : mercredi 30 octobre 2019 08:34

Un article paru dans NATURE Scientific reports : Huge decrease of frost frequency in the Mont-Blanc Massif under climate change

 

Benjamin Pohl, Daniel Joly, Julien Pergaud, Jean-François Buonchristiani, Paul Soare & Alexandre Berger, Nature Scientific reports volume 9, Article number : 4919 (2019)

https://www.nature.com/articles/s41598-019-41398-5#Abs1           

                

L’étude, coécrite avec 5 membres du laboratoire Biogéoscience de Dijon, a été conduite dans le cadre de l’ANR « VIP-Mont-Blanc » et concerne le réchauffement climatique et ses conséquences sur le massif du Mont Blanc. Elle se base sur les températures simulées par 13 modèles utilisés dans la définition des scénarios climatologiques du GIEC. Ces données à résolution spatiale grossière, un point tous les 100 à 200 km, sont en revanche extrêmement fines dans le temps : une valeur quotidienne de température minimale et maximale de l’année 1850 à 2100, en tout 55 000 jours ! L’algorithme développé par l’équipe de Bourgogne Franche-Comté vise à réduire l’imprécision spatiale de ces données par réduction d’échelle ou « downscaling ». Au final, après conjugaison des approches physiques et géographiques, on obtient des données climatiques à très haute résolution spatio-temporelle : 200 m sur tout le Massif du Mont-Blanc pour les 55 000 jours, chacune des 13 simulations et selon deux scénarios, l’un optimiste, l’autre pessimiste.

Jusqu’au milieu du XXème siècle, l’étude montre peu de différences entre les scénarios mais dans la seconde moitié tout explose. Selon le scenario le plus pessimiste, il faut s’attendre à un jour sur trois de dégel au sommet du Mont Blanc en été avec le risque de déstabilisation des parois rocheuses et d’écroulement que cela implique sur tout le massif. L’hiver n’est pas plus réjouissant avec guère de neige en fond de vallée. 

 

Mont Blanc JC

                               Massif du Mont-Blanc depuis le plateau du Brévent ; photo Jean-Christophe Foltête

Mis à jour : lundi 8 avril 2019 13:18
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