Séminaire du 19 mars 2008
Ibtissem Milous
La ville et le développement durable : les enjeux de l’information urbaine dans la préservation durable de l’environnement d’une ville : le cas de Constantine
Au cours du dernier siècle, le monde a considérablement changé et ces changements ont affecté notre mode de vie urbain dans ces diverses structures ; ces mutations ont été souvent trop rapides pour être contrôlés. Le tissu urbain a subi de nombreuses atteintes et transformations et le développement est devenu synonyme de destruction et de gaspillage des ressources naturelles. Le développement durable est apparu comme une tentative de réconciliation entre environnement et développement, la ville durable semble progressivement se dessiner sous les contours d’une alternative entre la ville écologique (utopique) et la ville moderne (bien réelle) ». La durabilité de l’environnement ne peut se concrétiser qu’avec l’instauration d’une réelle démocratie, par « l’ouverture des perspectives à l’information des grandes masses, à laquelle il faut ajouter la liberté d’expression ». Les villes ont donc un rôle essentiel à jouer pour faire évoluer les habitudes de vie, de production et de consommation, sans détruire les structures environnementales. Aussi, dans ce processus, les actions publiques jouent un rôle central dont l’enjeu est la démocratie locale et la préservation de l’intérêt général, outils au service des citadins, qui sont aussi les artisans de la ville future. La ville algérienne se trouve aujourd’hui confrontée à des problèmes et la dégradation du cadre de vie et des équipements, la défaillance des services publics, l’exclusion sociale et la violence urbaine, faisant accréditer l’idée d’une véritable « crise urbaine ». Ces paysages urbains que l’on retrouve à l’échelle nationale témoignent à l’évidence des mutations de la société, Constantine est une grande entité régionale dotée d’un potentiel humain, naturel et économique très important. La ville de Constantine, partie intégrante et indivisible de ce monde doit être repensée en relation avec le processus du développement durable ; cela implique que penser à l’idée de la durabilité de la ville est le seul garant des générations actuelles et futures. Devant cette situation, Constantine entité historique, politique, économique et socioculturelle, ville régionale située au troisième rang à l’échelle nationale, peut-elle parvenir à la durabilité de son environnement ? Constantine, qui accuse une dégradation poussée de son capital naturel et pâtit de nombreux problèmes causés par le développement socio économique, est-elle en mesure de protéger son environnement et assurer le développement viable de son territoire ? Peut-elle trouver son propre chemin pour parvenir à la durabilité ? Quels sont les acteurs à impliquer dans ce processus et les moyens d’information techniques et méthodologiques qui peuvent lui permettre la conciliation entre le développement urbain et la préservation de son environnement ? Mot-clés:Développement durable,indicateurs, Constantine, impact, environnement, acteurs, rôle,systèmes d’information, université, mouvement associatif, télécommunications, interrelation, potentialités,compétences,gouvernance urbaine, liberté d’expression, démocratie, durabilité.
Karima Bensakhria
Mutation des formes d’urbanité dans les quartiers résidentiels, le cas de la ville de Constantine
Les changements socio-économiques profonds qui ont affecté ces dernières années la société algérienne, se sont répercutés directement sur l’espace de la ville. Celle-ci devient le terrain propice où émergent de nouveaux processus d’adaptation spatiales et d’intégration urbaine de lma part de s habitants. Dans ce contexte vient s’insérer notre présente recherche, dont l’intérêt porte particulièrement sur ces nouvelles stratégies résidentielles des habitants. Ce qui nous conduit à parler du concept de l’urbanité et son expression spatiale dans la ville, concept largement utilisé depuis L.Whrigt (1938) jusqu’à Levy (1999) Le cas de Constantine, métropole de la capitale algérienne nous semble intéressant à saisir, dans la mesure où cette ville se trouve être un lieu d’exercice d’une nouvelle forme urbanité. Cette réalité a été perçue dans certains quartiers résidentiels investis ces dernières années par des habitants migrants ou par des groupes sociaux suite à une mobilité résidentielle provenant de petites villes à caractère commerciale (Ain-Fakroun, Ain-Mlila, Ain-Beida…) Cette population nouvellement riche, se trouve en pleine mobilité residentielle, elle tente une certaine intégration sociale dans la ville mère par une occupation spatiales d’énormes îlots communautaires, l’édification d’arrogantes villas à l’aspect luxueux où la maison individuelle devient une villa-immeuble ou une clinique privée ou école privée. L’exploitation de ces demeures prend un caractère lucratif au détriment du caractère résidentiel du lotissement. D’est le cas des lotissements sur l’axe R.N 03 reliant la ville à la périphérie en passant par les lotissements du plateau de ain el bey aboutissant aux lotissement el khroub à la sortie ouest de la ville vers les petites villes déjà citées. Cette population nouvellement riches et récemment arrivés en ville tente de s’ancrer dans la ville et de revendiquer ainsi un droit à la ville. Ce sont là d’excellents indicateurs quant à l’exercice de nouvelles formes d’urbanité Pour ce faire, nous nous proposant de poser une série d’interrogations, auxquelles nous tenteront de trouver des réponses lors de notre présente recherche : En l’absence d’une culture urbaine de la part de ces néo-citadins récemment arrivés en ville et malgré leur richesses, ces stratégies résidentielles leur permettront-elles d’atteindre efficacement et durablement le degré d’urbanité revendiquée et seront-elles suffisamment garantes de leur intégration dans la vie urbaine ? Mots clés : Urbanité, mobilité résidentielle, stratégies résidentielles, néo-citadins intégration socio-urbaine, référents identitaires, esprit ostentatoire, Constantine
Sabrina Acherard
Réseaux et types de mobilité en Algérie, exemples dans le Nord-Est algérien. Le cas de Constantine et d’Annaba En Algérie, la mise en place et le développement impressionnant de petites entreprises de transport collectif favorisent la mobilité des populations et les liaisons entre les couronnes périurbaines et la ville, offrant de la qualité au déplacement et un meilleur niveau de liberté. « Sans se déplacer plus longtemps, les habitants se déplacent de plus en plus ». Cependant, la dépendance automobile est la caractéristique première des espaces périurbains.
Le déplacement vers la ville a un contenu d’échanges. Mais l’inégalité à la mobilité est un facteur de ségrégation sociale. Tous les citoyens n’ont pas l’autonomie indispensable pour se déplacer selon leurs besoins.
Notre projet de doctorat s’intéresse d’abord aux populations mobiles (et implicitement, aux populations immobiles). Le terrain d’étude couvre deux grandes villes, Constantine et Annaba, ainsi que leurs espaces périurbains. Les objectifs de notre projet de doctorat peuvent être récapitulés dans deux questions majeures : Comment la mobilité contribue à l’organisation et à l’adaptation des espaces périurbains aux multiples transformations en cours dans le pays ? Quels sont ses effets sur la ville et la société et comment les mesurer ?




