Appel à communication


Objectifs et arguments

Le thème central proposé pour le colloque de l’ASRDLF de 2012 repose sur la question suivante : Sommes-nous encore dans une société et une économie « industrielles » ?

Un premier objectif de ce colloque sera de confirmer et/ou de relativiser les idées directement héritées du passé industriel de l’Europe et plus particulièrement de ses régions et de ses villes industrielles. Ces dernières sont traditionnellement prises en étau entre des concurrents à bas coûts et des métropoles qui attirent les fonctions tertiaires. Cependant, on voit s’ouvrir aujourd’hui un nombre significatif de transformations qui esquissent peut-être un modèle de développement original et moderne, définitivement au-delà du fordisme. Ces régions proposent par exemple des produits marqués par l’authenticité (agroalimentaire, automobile, lunetterie, mode, etc.) ; elles attirent les touristes, les visiteurs et les consommateurs grâce à leurs ressources culturelles, paysagères et architecturales, désormais « patrimonialisées » ; elles développent de nouvelles connaissances entre elles et avec d’autres espaces pour s’insérer dans des chaînes de valeur qui se déploient aujourd’hui entre des régions très éloignées les unes des autres.

Un deuxième objectif sera de comprendre les spatialités engendrées par la globalisation en distinguant d’une part celles de l’économie réelle qui s’inscrivent dans des régions concrètes face aux logiques globales des marchés financiers (quelles articulations géographiques ? quels impacts ?) et d’autre part les logiques et les spatialités des systèmes de production et des consommateurs (l’économie expérientielle, la croissance continue du tourisme et de la mobilité pour les loisirs ou la consommation) et des résidents (l’économie résidentielle et les logiques de périurbanisation). En bref, comment se dessine aujourd’hui d’un côté la division spatiale du travail, à partir de quels mécanismes économiques, et comment d’autre part s’organisent la mobilité et l’ancrage des habitants et des travailleurs… Quelles sont les relations entre les espaces de production, les espaces de consommation et ceux de l’habitat ? Quelles espaces et morphologies urbaines sont ainsi produites ?

Un troisième objectif sera d’étudier le jeu des échelles institutionnelles qui vont de la région aux grands accords internationaux et qui sont aujourd’hui, suite à la crise financière et économique, à nouveau en discussion. A quelles échelles territoriales se (re)définissent les règles de la mondialisation ? Les acteurs régionaux sont-ils partie prenantes de la définition de ces institutions ou se contentent-ils de les mobiliser et d’inscrire leurs activités dans ce contexte ?

Enfin, le développement durable est une norme qui confronte directement les principales caractéristiques du modèle industriel traditionnel et des circulations accrues de personnes, de matière et d’énergie qui caractérise le modèle actuel. En quoi et comment le développement durable peut-il amener les régions industrielles européennes à faire des limites traditionnelles de leurs activités (pollution, consommation énergétique et de matière première, hiérarchisation sociale, urbanisme fonctionnel, etc.) des atouts pour le futur ? En quoi et à quelles échelles le développement durable propose-t-il des aménagements ou des alternatives à l’intégration actuelle des régions dans de vastes réseaux d’interactions à distance toujours plus intenses ?

A cette thématique générale, s’ajoutent d’autres questions plus habituelles et permanentes des colloques de l’association. On pense par exemple à des réflexions sur : les migrations et les navettes domicile-travail, à l’économie de la connaissance, aux évolutions du marché du travail, à la formation, aux délocalisations, aux impacts régionaux de la crise, à la métropolisation, aux densités et à l’étalement… et bien entendu à toutes les questions théoriques des relations entre l’espace, l’économie et la société.


Modalités d'envoi

 Recommandations:

    • La proposition de résumés devra être envoyée électroniquement en utilisant le lien ci dessus et selon la procédure indiquée.
  • Chaque contributeur ne pourra présenter que deux communications, même comme co-auteur.
  • Les propositions de résumés comprendront les éléments suivants (3 pages, incluant la bibliographie, soit environ 800 mots - 5 500 caractères espaces compris ):

 

  - Le titre de la communication

  - Un résumé de la communication

  - Les coordonnées précises du ou des auteurs

  - L’objectif de la communication

  - La référence à la thématique d’atelier ou de session visée

  - L’originalité du sujet

  - La méthode

  - Les résultats attendus

  - Une bibliographie (15 références principales au maximum)

 

 

 L'avis du comité scientifique sera communiqué aux auteurs à partir du 2 Avril 2012.

 


 CALENDRIER

Fin des propositions des sessions spéciales :      5 Décembre 2011
Fin des propositions des résumés :  15 Mars 2012
Réponse du comité scientifique :  2 Avril 2012


 

iyhuà