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Intelligence Territoriale

La nouvelle équipe Intelligence Territoriale (IT), dont une partie est labellisée « Centre associé au Céreq », fédère aujourd’hui des enseignants-chercheurs dont les travaux se rapportent à des thématiques différentes, mais au travers desquels un certain nombre de questionnements méthodologiques sont communs. L’intelligence territoriale peut être définie comme un domaine dont l’objectif est la maîtrise de l’ensemble des concepts, méthodes et outils de l’information et de la communication tournée vers un seul but, la connaissance et la compréhension de la nature et du fonctionnement des territoires (ou des structures et des dynamiques territoriales) par les acteurs de leur évolution. Le projet de cette équipe s’articule donc autour de la nécessité de repenser en profondeur l’articulation des concepts, méthodes et outils de connaissance et de prospective, en relation avec des applications territoriales originales. La réflexion prospective pose par conséquent l’Intelligence Territoriale comme fondement théorique et méthodologique et comme déterminant de l’aide à la décision. L’équipe IT prend donc appui sur trois axes de réflexion :

1) Concepts et enjeux de l’Intelligence Territoriale ; 2) Information/Observatoire(s)/ Instrumentation ; 3) Territoires de pratiques.

Elle se redéploie en fonction de ses acquis scientifiques, de ses savoirs- faire et de ses thématiques de recherche. Chaque projet mis en œuvre pourra être mobilisé afin d’en extraire des connaissances, formalismes, conclusions, susceptibles d’enrichir les réflexions théoriques elles-mêmes réinjectées dans les différents projets. Cette logique circulaire doit permettre un fonctionnement global du pôle autour d’un ensemble d’informations variées permettant de multiplier les questionnements, les réponses méthodologiques et techniques et les validations sur la base de multiples applications sur la base de thématiques variées.

1. Concepts et enjeux de l’Intelligence Territoriale

Le concept de territoire comme fondement de l’intelligence territoriale Au cœur de l’IT est le territoire (dont la partie visible est le paysage analysé dans le cadre de l’équipe Paysage et environnement). D’ores et déjà, de nombreux travaux au sein du Laboratoire ThéMA se sont attachés à la définition de ce concept , sur la base d’une approche holistique et systémique, nécessaire face aux enjeux que nous imposent aujourd’hui les contextes sociaux, économiques, politiques et environnementaux, …. Il en ressort que le territoire doit être abordé comme un système composé de sous-systèmes nécessitant la mise en œuvre des théories de la complexité. L’objectif est alors de comprendre son maintien au travers d’une stabilité dynamique fondée sur des phénomènes d’autorégulation qui nous amènent à parler de « territoires en tension » dont l’évolution s’inscrit dans une gamme de possibles, mais demeure souvent mal connue à certaines échelles. La compréhension de ces dynamiques spécifiques passe par conséquent par l’identification de multiples sous-systèmes qui constituent des entrées différentes du système et nécessitent le recours à des approches méthodologiques variées, afin de faire évoluer certaines pratiques d’aménagement, notamment en relation avec les diagnostics territoriaux, la mise en place de projets de développement territoriaux ou encore l’élaboration d’observatoires territoriaux. Dans certains cas il est même envisagé d’assimiler le fonctionnement du territoire à un véritable métabolisme (Projet Centrale de Négawatts).

A ce titre des travaux ont été engagés afin de confronter cette définition du territoire, considéré comme un système complexe constitué de l’espace géographique, des acteurs l’utilisant, l’aménageant et le gérant, tandis que de multiples filtres conditionnent des représentations du passé, de l’existant et du futur (A. MOINE). Il s’agit notamment au travers du réseau européen d’intelligence territoriale ENTI (42 partenaires) et du projet « Future jobs for a better life », de recueillir un ensemble de définitions utilisées par des géographes, des sociologues, des économistes français et étrangers, dans des perspectives opératoires. Les résultats, présentés sous formes de vidéos, sont analysés et font l’objet d’une interprétation enrichissant une approche systémique du concept.Un autre ensemble de recherches, effectuées dans le cadre d’une thèse (P. SIGNORET), vise enfin à utiliser ces définitions afin de faire évoluer les outils destinés à représenter et à aider à la compréhension du fonctionnement des territoires, notamment en amont de la construction des outils d’observation de manière à caractériser de manière optimale la manière d’acquérir, de structurer et de restituer l’information relative à un territoire au travers d’une thématique donnée. L’analyse d’une base européenne d’équipes de recherche sur le territoire sera actualisée et élargie au plan international. Enfin, des réflexions complémentaires visent à investir le champ du diagnostic territorial dans le cadre du travail social, une recherche-action est engagée dans le cadre du réseau européen des observatoires Catalyse, tandis qu’une recherche-action est engagée avec l’IRTESS de Dijon et avec l’ISSM de Mulhouse, notamment autour de la notion de transaction sociale qui pourrait s’avérer féconde dans le cadre de notre réflexion. D’une manière plus générale, une Habilitation à Diriger des Recherches (E. FAIVRE) est en cours, afin de permettre de caractériser le passage d’une géographie sur, pour et par l’action territoriale, à une géo-action, sur la base de la définition du territoire développée ici. La gouvernance explique la mise en tension des territoires On observe des processus de gouvernance très différents au travers des territoires et en particulier au travers des frontières culturelles et linguistiques. Les études comparatives sont un moyen d’éclairer les effets de différences nationales et culturelles sur la construction et la gouvernance des territoires. Les études comparatives engagées au niveau du réseau ENTI dans ce domaine seront poursuivies en vue d’introduire la prise en compte de la gouvernance dans les outils de monitoring et d’évaluation. Il est également prévu de développer des études comparatives déjà faites au niveau de la planification et de la gouvernance en France et en Grande-Bretagne, qui complèteront le dispositif mis en place pour décrire et comparer les définitions du concept de territoire. Ensuite, l’identification et la caractérisation des conflits, de leur émergence à leur régulation, la compréhension de leurs dynamiques spatiales et sociales, l’identification de leurs impacts sur la gestion des territoires concernés, l’analyse de l’impact des stratégies d’acteurs en conflits sur la gestion des territoires, la mesure de leur intensité (programme ORECOLM), constituent une orientation de recherche nouvelle. Elle amène notamment à identifier les innovations qui peuvent résulter des interactions conflictuelles en matière de gouvernance des territoires. Ces travaux conduisent à la compréhension des régulations mises en œuvre et des diverses formes qu’elles prennent, telles que les concertations territoriales ou les dispositifs de participation du public pour la régulation de conflits, ainsi qu’aux conflits qui sont eux mêmes issus de ces formes de régulation. Les travaux engagés devraient permettre de caractériser les innovations résultant des conflits et de poursuivre les réflexions relatives à la visualisation des réseaux d’acteurs qui s’organisent et se transforment lors des processus antagoniques. Les travaux s’articulent autour des espaces ouverts en zones côtières (RAMSES), des zones portuaires (PISTE et GECOPE), des espaces périurbains (dépendance automobile et relégation résidentielle, COVER) et enfin autour des territoires soumis à des transformations rapides (implantation d’un incinérateur, d’un parc naturel…). Mais, au-delà de cette entrée « dynamique », la qualité de la gouvernance tient à la capacité des experts du territoire à s’insérer dans les processus « démocratiques » aujourd’hui proposés, et à répondre aux questions scientifiques qui leur sont posés. En ce sens, le rôle des recherches de l’équipe IT est fondamental dans la perspective d’une réponse à une demande sociale qui peine à s’exprimer. La gouvernance traduit une situation où l’on observe une limitation de l’exercice du pouvoir et où celui-ci doit être partagé et négocié. Par ailleurs, le développement des politiques transversales et non plus sectorielles nécessite des formes de coopération entre acteurs, même entre plusieurs services de l’Etat. L’efficacité de la gouvernance, c’est-à-dire la régulation du système territorial, nécessite donc une information partagée, élaborée collectivement avec les experts, et appropriée par tous les participants (institutions et citoyens) et la définition d’objectifs communs et publics : une application est en cours concernant les espaces soumis au secret militaire, nucléaire et industriel (SEMIPAR). Des travaux sont engagés afin d’appréhender la gouvernance à travers l’analyse de la présence d’indicateurs composites au sein des outils d’observation et d’analyse territoriale. Une question émerge alors, celle de la modification de la gouvernance par les outils d’aide à la décision. Cette hypothèse n’est actuellement pas clairement vérifiée et la mise en place d’un certain nombre d’outils d’aide à la décision appropriés et maintenant pérennes, nous incite à essayer d’en comprendre les mécanismes. Il est par exemple prévu d’analyser comment la gouvernance évolue à différentes échelles en relation avec la mise en place de l’observatoire Oser70, développé dans le département de la Haute-Saône, et actuellement redéployé à une échelle régionale. Enfin, une dernière orientation de travail émerge actuellement en relation avec la mise en place d’un Master « Aménagement et Gouvernance en Pays des Suds », qui interroge sur l’aménagement en situation, à la fois, de faible connaissance et de faible gouvernance. Les nombreuses applications attendues dans le cadre des stages notamment, nous permettrons d’enrichir des réflexions qui pourraient être fécondes. Dans la continuité des travaux engagés sur la gouvernance et les impacts territoriaux du sport à différentes échelles, un nouveau terrain d’applications se dégage vers le Brésil. En effet, ce pays émergent va être au centre du monde sportif dans les années à venir accueillant sur son sol les deux mega-events que sont la Coupe du monde de Football 2014 et les Jeux olympiques 2016 (Rio de Janeiro). L’objectif est d’appliquer le concept d’intelligence territoriale à un Etat brésilien qui connaît un autre type de gouvernance pour la gestion du sport, dans le cadre d’un partenariat en cours avec des chercheurs brésiliens (Universités de Rio de Janeiro). La connaissance comme socle de la gouvernance Comme nous venons de le préciser, l’identification et la compréhension des jeux d’acteurs est l’un des aspects fondamentaux des recherches envisagées. Cependant, l’identification des modes d’appropriation et de diffusion des connaissances et leur amélioration constituent également un axe majeur de nos travaux de recherche en ce sens qu’ils conditionnent l’intelligence des approches et des systèmes proposés c’est-à-dire notre capacité à produire des solutions réellement efficaces de partage des connaissances, de participation et par conséquent de gouvernance territoriale. Cette dimension s’appuie sur les nombreux travaux développés en sciences cognitives et seront enrichis à la lumière des approches spatio-temporelles propres à notre discipline géographique. Cette approche de la connaissance nous permettra notamment de définir et de décliner le concept d’observation, base de la connaissance quel que soit l’objet et fondement conceptuel de nos outils d’IT, mais également celui de décision et d’action.

2. Information/Observation/Instrumentation

Formalisme, modélisation et ontologie pour la coproduction de données territoriales et d’indicateurs L’instrumentation mais aussi l’interdisciplinarité, propres à nos approches d’intelligence territoriale imposent la définition de langages formels et d’ontologies permettant de transmettre au mieux la richesse informationnelle que nous renvoie le système territoire. Nous travaillons notamment à la définition d’une ontologie du domaine énergétique territorial articulée à la conception de modèles conceptuels de données. Cette approche formelle vise à terme à la mise en cohérence des différentes données issues des sous-systèmes nous permettant d’appréhender les structures et les dynamiques énergétiques des territoires, dans le cadre du projet OPTEER et du projet de Centrale de Négawatts. Outils de diagnostics, d’évaluation et de planification L’évaluation est une étape indispensable à nos approches d’intelligence territoriale. Elle doit être en mesure de garantir le développement et l’exploitation d’outils opérationnels et efficients. Nous l’abordons selon deux angles complémentaires : 1) En terme d’évaluation des outils et de leur efficacité auprès des praticiens du territoire. Peu de travaux s’attèlent aujourd’hui à évaluer l’efficacité des outils d’observation et d’analyse territoriale. Pourtant des pistes prometteuses, centrées sur les indicateurs permettent d’approcher cette problématique. Nous travaillons notamment à la mise en œuvre de méthodes d’analyse et de qualification des indicateurs composites produits par nos outils et révélateurs de la qualité des collaborations interpartenaires (M-H. de Sède, A. Moine). Des recherches sur la notion d’information utile appliquée aux indicateurs produits par l’observatoire des footballeurs (Projet FIFA) sont également menées. 2) En terme d’évaluation des actions menées sur le territoire. Observatoires territoriaux, Systèmes d’information territoriaux, outils de prospective La mise au point d’outils opérationnels nous amène également à travailler sur le couplage entre bases de données et outils de simulation [Fléty Y., Antoni J-P., Vuidel G. et de Sède-Marceau M-H., 09], l’objectif étant, sur la base de l’accumulation de connaissances dédiées et de contexte, de proposer des outils permettant l’exploration de scenarii. A ce titre, différents projets constituent des tests, en lien avec l’équipe Ville Mobilité Transport (Projet Mobisim) ou en interne de l’équipe (Projet OPTEER, et Centrale de Négawatts).

La caENTI a par ailleurs engagé la modélisation de systèmes d’information intégrant informations, indicateurs outils de traitement et procédures d’analyse sur la base des usages des partenariats de développement. Cette modélisation, engagée au niveau des outils logiciels sera poursuivie au niveau de la gestion, de l’élaboration et de la publication des informations et des indicateurs.

3. Territoires de pratiques

Cet axe est fondamental pour la cohérence de l’ensemble des travaux du pôle IT puisqu’il permet de valider les propositions conceptuelles et méthodologiques avancées, tout en favorisant de nouveaux questionnements afin de rendre opérationnelles les solutions mises en œuvre sur la base d’approches circulaires. Prenant appui sur des problématiques ciblées, émanant souvent de nos partenaires traditionnels (collectivités locales, services de l’Etat et associations notamment), le volet « territoires de pratiques » a pour objet, à travers les différentes fonctions que représentent les usages du territoire, leur aménagement ainsi que leur gestion, de mettre en œuvre les concepts de l’IT. Pratiques d’observation Débuté en 2006, l’Observatoire des Footballeurs Professionnels (PFPO) est un projet franco-suisse réalisé en collaboration avec le Centre d’Etudes du Sport de Neuchâtel. Après quatre années d’existence les perspectives de recherche dans le cadre de ce projet sont nombreuses. A côté des publications annuelles, des contrats de recherches menées avec les institutions (FIFA, UEFA), deux grands axes peuvent être mis en évidence pour les prochaines années. 1) Le premier se positionne sur la cartographie animée des données spatio-temporelles de l’observatoire. Après avoir mené des expériences utilisant des solutions de cartographie animée classique, nous nous engageons désormais vers l’utilisation de la plateforme Google Earth, afin d’automatiser le processus. La visualisation de la trajectoire d’un ou plusieurs joueurs, sélectionnés selon les nombreux paramètres disponibles serait un élément participant à la réflexion et à la mise en œuvre de modèle de compréhension. 2). Le deuxième axe privilégie la construction et l’évaluation des indicateurs. Supports de l’aide à la décision, ils sont aujourd’hui principalement descriptifs, recensent une situation sans en donner des clés d’interprétation. Nous engageons donc des travaux plus statistiques utilisant ces indicateurs dans un système explicatif en collaboration avec quelques grands fournisseurs de données dans le domaine du sport (Optadata, Pro Zone, Soccer Association, …). A terme l’objectif est de fournir, au jour le jour, des indicateurs de performances des équipes pour les acteurs du football. Par ailleurs, les travaux entamés lors du précédent quadriennal dans le domaine de l’énergie nous ont fourni l’occasion de prouver la faisabilité d’une approche territoriale de l’énergie à travers la formalisation du concept de Système Energétique territorial, base structurelle et fonctionnelle de conception d’un véritable Système d’Information Territorial Energétique (projet OPTEER). Cet outil est aujourd’hui renseigné et exploité au-delà des partenaires initiaux par l’ATMO Franche-Comté qui joue un rôle pivot de fournisseur de données auprès des collectivités dans le cadre des Plans Climat Territoriaux. Ces travaux nous ont également permis de développer, toujours avec le soutien de l’ADEME et en collaboration avec le pôle VMT de notre laboratoire (compétent en matière de mobilité), une méthodologie d’étiquetage énergétique territorial que nous souhaitons à présent proposer comme indicateur « standard » de notre observatoire énergétique régional.

Depuis le début 2010, un projet INTERREG IV portés par l’Association Energie-Cité pour la France et Suisse Energie pour les collectivités suisses, permet le développement d’une Centrale de Négawatts. L’objectif de cette centrale est double : 1) Imaginer un système ouvert et simple au sein duquel chaque acteur du territoire engagé pourra déposer une donnée localisée d’économie d’énergie. 2) Développer un ensemble de fonctionnalités permettant de spatialiser/contextualiser et quantifier/analyser les économies d’énergies réalisées par les acteurs du territoire, les communiquer et les partager. Ce projet mobilise les axes de recherche identifiés précédemment. Autour des travaux associés, une démarche d’observation est engagée sur la population des jeunes franc-comtois, dans l’objectif de redéfinir le profil de certaines populations qui échappent actuellement aux statistiques courantes, notamment celles de l’INSEE.

Enfin, un Observatoire Régional de l’Innovation est en cours de développement, piloté par l’UTBM et associant la MSHE, l’IRTS, et le Laboratoire ThéMA. Son objectif est de doter les chercheurs et les acteurs régionaux d’un outil de collecte et de production d’informations quantitatives et qualitatives sur l’innovation, en s’inspirant des travaux sur les systèmes régionaux d’innovation. Une intégration au Réseau de Recherche sur l’Innovation (RRI) est également attendue, autour de la diffusion de connaissance sur la société de l’information et de l’économie de la connaissance. Pratiques de gestion et de suivi L’un des projets est destiné à la recherche d’outils de surveillance épidémiologique dans une optique de santé publique et dans un contexte où la population et les autorités publiques s’interrogent sur le rôle des facteurs sociaux et environnementaux dans la multiplication des cancers. En collaboration avec le Registre des Tumeurs du Doubs (C.H.U. de Besançon) et le réseau FRANCIM qui réunit les différents Registres français, une première étude a été réalisée entre 2006 et 2008 pour l’Institut national du cancer (INCA). Afin de poursuivre ces investigations, un nouvel appel d’offre à recherche en épidémiologie et sciences sociales a été soumis en 2010. Il propose une étude de nature sociologique, à partir d’entretiens auprès d’un échantillon de personnes, pour analyser plus en détail la relation entre les conditions de vie des populations et le risque d’hémopathie lymphoïde. Cela devrait permettre de vérifier les hypothèses mises en évidence dans l’étude écologique précédente. Une seconde analyse de type écologique, consistera ensuite à identifier et décrire l’environnement géographique, social et économique propice à l’apparition de certaines pathologies, en testant des typologies spatiales établies à partir de différents indicateurs sociaux, économiques, géographiques… afin de mesurer l’inégale incidence des pathologies dans des espaces territoriaux identifiés comme relativement homogènes au regard des indicateurs retenus. Pratiques d’évaluation Les recherches actuellement menées sur l’approche territoriale de l’innovation industrielle seront étendues à l’innovation sociale grâce au nouveau positionnement du Céreq de Besançon acquis fin 2009 en tant qu’évaluateur d’expérimentations sociales régionales en direction de la jeunesse (subventions du Ministère de la Jeunesse et des solidarités actives). Engagée dans plusieurs évaluations de projets locaux l’équipe devra se prononcer sur les opportunités de généralisation au plan national et mettre en œuvre des méthodes d’évaluation spécifiques à chaque projet. L’évaluation recourt autant à des méthodes quantitatives (sur la base d’enquête avec tirage aléatoire si la population nous le permet) que qualitatives (entretiens semi-directifs). L’appréhension et la compréhension du jeu des acteurs se feront grâce aux sociogrammes. Par ailleurs, des travaux sur la notion de trajectoire spatiale d’insertion ont été engagés fin 2009 grâce au lancement d’une thèse sur les mobilités d’insertion professionnelle des jeunes au sein de l’espace français. L’objectif final est de définir les territoires attractifs pour les jeunes dans leurs trajectoires d’insertion et d’évaluer dans quelle mesure ces dernières participent à différents phénomènes que sont la métropolisation, la littoralisation, l’héliotropisme…. D’un point de vue méthodologique, l’équipe renforcera ses compétences en analyse statistique (corrélation, construction de modèles économétriques, analyse de données, typologies etc.) et en cartographie dynamique. Pratiques de prospective La réussite scolaire et l’égalité des chances sont souvent au cœur des préoccupations politiques, que ce soit aux échelles nationale ou locale (quartier, ville, …). Mais le territoire, avec ses caractéristiques et dynamiques, est rarement présent dans ces discussions. Pourtant, les interactions entre l’établissement scolaire et ce qu’on pourrait appeler son environnement sont nombreuses. Inscrites dans ce contexte, les recherches visent à placer le territoire dans le système scolaire, aux composantes complexes et multiples et les acteurs nombreux (état, collectivité, parents, enseignants, etc.). Ainsi, les travaux porteront sur la construction d’observatoires scolaires, réfléchis à des échelles géographiques différentes (villes, départements). Dans une finalité opérationnelle et d’aide à la décision, il sera ici question de mettre en place des indicateurs pertinents (mixité sociale, place de l’établissement dans son quartier, …) et une cartographie dynamique (rayonnement géographique des collèges et écoles). Enfin, les réflexions investiront le champ de la simulation et de la modélisation, avec pour objectif de définir les évolutions futures des territoires scolaires (prospective territoriale).

Observation coopérative et participative La méthode Catalyse offre de nombreux exemples (91 expériences en Europe) d’observatoires développés pour des partenariats multisectoriels de développement, agissant dans le sens du développement durable et de la transition socio-écologique. Une analyse comparative et une évaluation de ses pratiques sera conduite afin de faire ressortir les usages spécifiques aux cadres coopératif et participatif.

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Dernière mise à jour dans cette rubrique le vendredi 20 janvier 2012.

 
 

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